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 There's no escape (Aliyah)

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Bras droit ○ Shady Reaper


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MessageSujet: There's no escape (Aliyah)   Dim 17 Sep - 11:59

Adonys était désormais atteint de lupus, une maladie auto-immune que sa mère lui avait plus ou moins transmise. Cette crise avait surement été déclenchée par le stress de ces retrouvailles avec Aliyah, où les émotions l’avaient réellement surmené. Il se revoyait dans ce foutu lit d’hôpital, tenu par des perfusions, et sa sœur adoptive qui prenait la fuite suite à la colère de le voir dans cet état… Il avait crié son nom alors qu’elle l’abandonnait. Il avait senti son cœur se tordre, et sous l’emprise de la rage, il avait tout arraché et était parti, sans s’informer sur son traitement. Il avait bien trop mal pour s’intéresser à sa santé. Il avait donc regagné son appartement, comme si rien ne s’était passé, désirant garder cette maladie secrète. Si Aliyah n’avait pas été présente, elle ne le saurait d’ailleurs sans doute pas non plus. Il ne voulait attiser la pitié de personne.

Après avoir enfumé son esprit et ses poumons de fumée de cigarettes, il tomba dans son lit, mort de fatigue. Vers six heures du matin, son téléphone sonna. En grognant, il l’attrapa et écouta ce que son père avait à lui dire, avant de raccrocher et de replonger dans le sommeil. La journée d’hier l’avait épuisé moralement, émotionnellement et physiquement. Il se réveilla à neuf heures du matin, et se prépara pour rejoindre le point de rendez-vous où lui et son coéquipier allaient partir rencontrer un cartel mexicain désireux de faire affaire avec les MS-13. Evidemment, c’était à Adonys de faire ce boulot, parce que son père ne se déplacerait jamais en personne. Trop dangereux. Cependant, il était quand même ravi que son géniteur lui donne une mission aussi périlleuse et gratifiante que celle-ci. Ca changeait des deals en tout genre et des rackets. Il ne connaissait pas son coéquipier. Son père avait juste ajouté qu’il ne serait pas seul au téléphone. Il espérait juste qu’il ne lui avait pas collé un nouveau gars du gang qui n’avait pas d’expérience.

Il arriva en voiture dans le désert. L’endroit faisait froid dans le dos. Il était clair que personne ne viendrait à son secours ici si la mission se passait mal. Il était clair que personne ne pouvait entendre des cris ou même des coups de feu. C’était complètement isolé de la ville, bien que le cadre était magnifique. Il chargea son arme, la rangea dans son dos, et se prépara mentalement à ce qui pourrait arriver. Il entendit un moteur et les roues d’une voiture foulées le sol, au loin. Il regarda dans son rétroviseur et reconnu sa brune. Il fronça les sourcils, laissa tomber sa tête contre le siège et soupira. Son père n’allait évidemment pas laisser sa petite fille prodigue en dehors de ce coup. De plus, elle était expérimentée.

Il sortit de la voiture, toisa Aliyah froidement, et s’alluma une clope en attendant le cartel.


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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Dim 17 Sep - 14:29

T’as pas pu, Ali. Tu pensais pouvoir tout gérer, tout affronter mais pas ça. Il est malade et s’il avait pu il te l’aurait certainement caché. Il souffre d’une maladie dont tu ne connaissais même pas l’existence avant hier et t’as l’impression que la situation t’as totalement échappée. T’as fui. T’as fui parce que t’étais en colère. En colère contre cette maladie qui le bouffe à petit feu mais surtout en colère contre lui qui t’a de nouveau mise à l’écart. Tu pensais ce temps où il te repoussait totalement révolu mais tu te trompais. Il ne voulait pas que tu le saches. Tu l’as lu dans ses yeux et ça t’a fait l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. T’étais juste là au mauvais moment. T’as jamais ressenti une telle douleur. C’est pourtant pas toi qui es malade Ali mais t’as l’impression que c’est tout comme. T’as couru aussi vite que t’as pu. Tu voulais quitter cet hôpital, quitter ces gens malades, quitter Adonys. T’étais submergée par plein de sentiments totalement contradictoires. T’as choisi de faire ce que tu sais faire de mieux, fuir et te cacher. T’as pourtant entendu son cri. Il t’a happé violemment, te serrant le cœur encore un peu plus fort. Tu t’es même arrêtée. T’aurais pu le rejoindre… mais qu’est-ce que tu lui aurais dit ? Aucun mot ne parvenait à franchir tes lèvres. T’étais pas encore prête à soutenir son regard. Il te fallait du temps et le retrouver n’aurait rien résolu. Du coup, t’es partie. T’as quitté l’hôpital et t’as continué de courir jusqu’à perdre haleine. Tu t’es arrêtée plusieurs fois pour crier à pleins poumons. Tu pleurais aussi. T’arrivais pas à extérioriser toutes les émotions qui t’envahissaient et ça te faisait souffrir le martyre. T’avais l’impression d’être à des kilomètres de celle que tu pensais être. T’étais faible et vulnérable face à la vie. Cette putain de vie, tu la voyais te prendre la personne que tu aimais le plus au monde sans parvenir à intervenir. Au final, tu t’es effondrée. Tu n’as aucune idée de ce que tu as bien pu faire pendant cette nuit-là, tu t’es juste réveillée les yeux gonflés et la gorgée nouée dans ton lit. LA seconde qui a suivi ton réveil fût paisible mais celle qui a suivie t’as explosé en pleine figure te ramenant à la dure réalité qu’avait été cet évènement traumatisant. Tu t’es levée et t’es allée prendre une bonne douche froide. T’es une guerrière Ali, fallait pas que tu laisses aller plus qu’il ne fallait sinon tes ennemis n’auraient pas tardé à comprendre que t’étais au plus bas. Ce n’était pas envisageable. Très tôt, t’es allée rejoindre ton père adoptif qui n’a pas posé de question sur ta tête de déterrée. Il avait plus important à penser. Un cartel mexicain souhaite s’entretenir avec le MS-13 et c’est toi qu’il a choisi pour le représenter. T’as pas la tête à ça mais tu te dis que ça peut te changer les idées. Jack t’informe que tu ne seras pas seule sur ce coup mais tu ne poses pas plus de question, désireuse de quitter la maison au plus vite. T’as encore quelques heures avant de te rendre au point de rendez-vous, du repos te sera forcément bénéfique.
Le moment venu tu prends les clés de ta caisse et roule à vive allure vers Tahoe Lake. C’est un désert à l’extérieur de la ville où tu ne doutes pas que si il se passe quelque chose de mauvais, personne n’en saura jamais rien. Tu arrives vite sur les lieux, tu aperçois au loin une voiture. Ton ou ta coequipier/re. Tout le monde savait au MS-13 que tu n’étais pas quelqu’un de très commode, ça allait surement te permettre de ne pas faire la conversation le temps de cette négociation. Tu t’apprêtes à sortir de la voiture mais tu crois rêver… Adonys ? T’as l’impression d’avoir une hallucination. Qu’est-ce qu’il fait là ? T’es partie depuis seulement quelques heures de l’hôpital où il était censé resté un moment et le voilà devant toi. Tu sors à une vitesse folle de la voiture et te dresse devant lui. Le regard qu’il te lance te glace le sang. Tu t’adosses à ta voiture, victime du contrecoup de cette journée de l’horreur et tentes de comprendre le pourquoi du comment… « Qu’est-ce que tu fais là ? » lances-tu, distante. Tu veux pas comprendre, Aliyah mais au fond tu sais très bien ce qui se passe…
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Dim 17 Sep - 21:57

Adonys en avait gros sur la conscience. Déjà que Aliyah l’avait abandonné à son triste sort à l’hôpital, il l’avait vu hier soir fricotter avec un gars alors qu’il rentrait chez lui. Enfin c’était un bien grand mot mais le brun le voyait comme ça dès qu’un inconnu tentait une approche avec sa sœur adoptive. Il n’aimait pas ça. Pire, il détestait tous ceux qui approchaient Aliyah. Il était tellement possessif qu’il aurait pu lui décrocher la mâchoire à ce type.  Adonys n’était pas pro violence, mais il savait s’en servir à bon escient, et là, ce serait mérité.

Il ne savait pas s’il allait lui sortir cette information, mais bon, peut-être que ça arriverait naturellement dans la conversation qui allait surement tourner à la dispute. Il ne savait pas comment la prendre en ce moment Aliyah. Elle était autant à fleur de peau que lui, alors il était compliqué de trouver un terrain d’entente.

Il l’a vit descendre de sa voiture, la tête haute comme à son habitude. Adonys allait évidemment jouer au même jeu qu’elle, et ne pas flancher devant son regard bleu océan.

- Je joue au bowling, ça se voit pas ? répondit-il sarcastiquement.

Il soupira, et ajouta :

- Je crois qu’on est là pour la même raison.

Il avait du mal à se montrer froid avec elle. C’était comme si son cœur entouré de glace fondait à son contact. Il n’y avait qu’avec elle que cela se produisait. Il n’y avait qu’elle qui représentait sa plus grande faiblesse. Il la détestait pour ça. Pourquoi rien n’était simple avec Adonys ? Pourquoi devait-il toujours s’attacher à des gens qui lui faisaient du mal ?

Il portait la cigarette entre ses lèvres, puis entre ses doigts. Cela lui donnait une consistance, comme si, cet air nonchalant pouvait griller les pistes, et était capable d’enlever la peine qu’elle lui avait causé. C’était impossible. Et pourtant, dans le paraître, tout était possible.

Au loin, une voiture se fit apercevoir. C’était un gros 4x4 noir blindé. Il sentait une tension crisper tous ses muscles. Il lança un regard furtif à Aliyah ; il avait toujours peur pour elle, même si là tout de suite, il était inapte à lui montrer.


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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Lun 18 Sep - 18:30

Tu t’en veux. T’as abandonné Adonys alors que tu savais qu’il avait besoin de toi. C’était au-dessus de tes forces et t’essayes de te persuader que t’as pris la bonne décision depuis hier soir. C’était évidemment sans compter sa présence aujourd’hui. Tu te rends compte que les répercussions sont bien plus graves et tu te détestes encore plus à l’heure qu’il est pour ce que tu as fait…mais tu le montreras jamais, Ali. Tu le regardes et ton cœur se sert. Adonys fuit ton regard. Tu n’es pas la seule à t’en vouloir. Lui aussi t’en veux. Et tu le comprends. Tu ne vas pas te battre. T’as merdé et seul le temps pourra réparer tes erreurs. C’est toujours comme ça avec Adonys. Il te connaît. Il connaît celle que tu ne montres à personne d’autre et sait que cette fille-là souffre à en crever. Elle souffre de l’avoir fait souffrir en l’abandonnant seul à l’hôpital. Tu l’as détesté de t’avoir mise à l’écart et pourtant t’as fait la même chose. Tu t’approches, méfiante, d’Adonys guettant ses réactions et elles ne se font pas attendre. Il est froid et imperturbable sa cigarette à la main. Tu ne peux t’empêcher de lever les yeux au ciel. Il veut te faire sentir à quel point tu l’as blessé et il y parvient. T’as mal mais tu restes de marbre et réplique aussitôt. «Tu devrais pas être là. » lances-tu en t’approchant de lui. Tu le sens distant mais tu veux provoquer quelque chose chez lui, qu’il te parle ou qu’il te crie dessus tu t’en moques, juste un signe que ton Adonys ne se situe pas trop loin. « Rentre, je peux très bien m’occuper de ça toute seule. Tu dois retourner à l’hôpital. » dis-tu en lui attrapant le bras pour le forcer à rejoindre sa voiture. Trop tard. Un gros 4x4 noir blindé apparaît au loin. Tu commences à paniquer intérieurement. Adonys n’est pas en état. Il ne peut pas. Non.  « Vas-t-en, Ado. T’as besoin de repos. » l’implores-tu presque tentant une nouvelle fois de capter son regard. Il ne bouge pas d’un pouce. Sois plus violente Ali crie une petite voix dans ta tête. « Tu peux m’en vouloir autant que tu veux mais si on montre le moindre signe de faiblesse on meurt tous les deux. C’est ce que tu veux ? » Continues-tu agacée. La voiture est de plus en plus proche. Encore quelques secondes et ce sera trop tard pour que Ado s’en aille sans que ça paraisse suspect. Ton cœur tambourine dans ta poitrine.
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Mar 19 Sep - 9:07

Adonys n’était pas décidé à revoir son comportement avec Aliyah. Son arrogance était sa meilleure protection. Ca le protégeait de la méchanceté des autres, de la douleur, comme un masque qu’il pouvait porter à sa guise. Ca voulait surement dire que la plupart du temps il jouait à un jeu, mais il s’en fichait. Il préférait entretenir des faux semblants plutôt que l’on vienne à utiliser ses faiblesses contre lui. On l’avait déjà fait, et cela ne pouvait se reproduire. Malgré sa propension à briser tout ce qu’il touchait, il n’était pas du genre à répéter deux fois les mêmes erreurs. Aliyah le connaissait peu aussi distant, aussi froid, et aussi fier, parce qu’avant le drame qui les avait touché, Adonys n’avait jamais été comme ça. Il avait été le genre de sale gosse qui enchainait connerie sur connerie mais il n’avait été jamais prétentieux.

Il ne fallait pas qu’il craque alors que Aliyah tentait de s’approcher, de gratter la carapace. Non. Il redoutait cette confrontation avec sa sœur adoptive parce qu’il ne voulait que toutes ses défenses qu’il avait mis du temps à ériger s’effondre comme un château de carte, et il savait intérieurement qu’elle en avait la capacité.

- Ah, maintenant c’est toi qui joues les mamans ! souria-t-il jaune.

Elle enchaina, et Adonys comprit rapidement qu’elle voulait le convaincre de quitter cette mission. Jamais. Déjà, il ne comptait pas la laisser seule même s’il essayait de prétendre qu’il se fichait de tout, et puis, c’était sa mission. Il fronça les sourcils, énervé, quand elle laissa entendre que s’ils montraient le moindre signe de faiblesse ils pouvaient mourir.

- Je n’irai nulle part, Aliyah, tu rêves. Pour une fois que Jack me donne l’opportunité de parler en son nom, tu penses que je vais me défiler ? Et c’est moi qui devrait flancher devant eux ? Pourquoi tu dis ça comme si c’était moi qui pouvait nous faire tuer ? Je vais très bien. J’ai jamais eu autant les idées en place qu’en ce moment, ajouta-t-il en faisant référence à la rancœur qu’il ressentait pour sa sœur adoptive. Pars-toi, c’est une affaire d’hommes, lança-t-il en écrasant sa cigarette par terre.

Adonys n’était pas misogyne ni machiste. C’était juste une attention dissimulée envers elle, sous des airs de machisme. Il était adossé à sa voiture de manière nonchalante alors que son cœur s’emballait dans sa poitrine. L’adrénaline était à son comble et augmentait à mesure que la voiture s’approchait. Il adorait cette sensation, alors il n’allait pas se défiler. Le 4x4 s’arrêta à quelques mètres d’eux. Les deux hommes qui étaient à l’avant de la voiture descendirent en premier, puis, suivit le responsable.

- Alors, c’est vous deux les représentants des MS-13 ? lança-t-il, moqueur.
- Ouais, et ça te pose un problème ? rétorqua Adonys impulsivement.
- J’imagine que toi et ta copine vous avez ce que je veux… dit-il en faisant référence à un échantillon de meth.

Il fronça les sourcils, se sentant à la fois gêné et tendu. Adonys ouvrit la portière de sa voiture et lui lança un petit sachet contenant les cristaux pour qu’il le teste.



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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Mar 19 Sep - 21:12

Impénétrable. Tu es de plus en plus proche physiquement et pourtant tu ne t’es jamais sentie aussi éloignée de lui. Son regard se veut froid et impossible à déchiffrer. T’as pas besoin. Tu sais ce qu’il ressent pour toi à ce moment-là. C’est sombre et profond. Pourtant tu essaies. Tu te dois de le faire parce que c’est Adonys et qu’il est la seule personne sur cette terre à t’empêcher de sombrer dans les ténèbres. T’en es pas loin de ces derniers, ça tu peux pas le nier. T’as vendu de la drogue, torturé quelqu’un jusqu’à la mort, pensé aux pires choses sans sourciller, ton âme est vouée à l’enfer depuis un bon moment. Adonys est ton encre. Il te ramène vers lui à chaque embardée. Elles sont nombreuses et pourtant il parvient chaque fois à te sortir de cette transe démoniaque dans laquelle tu te plais tant. T’es née pour être mauvaise, du moins t’en étais convaincue avant de croiser ce petit garçon à l’âge de six ans. Il t’a fait croire en une Aliyah plus douce et attentionnée. Parfois t’oublis de te faire confiance et cette Aliyah disparaît peu à peu. C’est le cas aujourd’hui. Et Adonys n’est pas décidé à la retrouver. Aucun sourire. Aucune marque d’affection. Il veut te faire payer et ça fonctionne. Tu erres dans une incertitude qui t’échappe totalement. Tu sens ta mâchoire se serrer comme si ton côté obscur prenait de nouveau possession de ton corps. Les remarques d’Adonys et son comportement n’existent que pour te blesser, tu décides donc de te cacher derrière cette forteresse dont toi seule as le secret. Ta haine légendaire. Tu écoutes, impassible sa remarque et lèves les yeux au ciel. Ses mots sont tranchants et provoquent chez toi l’effet d’une claque monumentale. Tu peines à parer le coup qu’il vient de t’assener. Il a le temps entre tes temps de réactions de t’envoyer la phrase qui va remettre en route tes mécaniques. Tu sens la moutarde te monter au nez. « Tout ce que je vois devant moi, c’est un gamin. Pas un homme. » craches-tu. « T’es irresponsable et faible. » continus-tu alors que le 4x4 se gare et que deux hommes en sortent. Tu t’apprêtes à continuer sur ta tirade qui se voulait incendiaire et brutale mais tu te retiens tandis que l’un des trois hommes vous adresse la parole, moqueur. T’es là pour un boulot, tu veux le faire correctement. L’arrogance des hommes en face de toi te fait doucement rire. Si ils savaient qu’ils avaient devant eux les deux enfants du chef du gang du MS-13, ils seraient certainement moins sûrs d’eux. Adonys fait du Adonys. Il est sur la défensive et t’as peur qu’il fasse tout foirer. Tu veux pas que vos relations actuelles aient un quelconque impact sur votre mission. Adonys tend le petit sachet à l’homme qui part dans son 4x4. Une vérification s’impose. Il vous laisse avec les deux gros malabars qui ne vous quittent pas des yeux. Tu fais quelques pas vers Adonys pour t’assurer que vous êtes sur la même longueur d’onde. « A la seconde ou ce 4x4 met les voiles, tu retournes à l’hôpital. Si je dois t’y trainer de force moi-même je le ferais. Sois en sûr et ce ne sera agréable ni pour toi ni pour moi. » lui souffles-tu convaincue. « Tu peux me détester autant que tu veux, je m’en fou. » C’est faux évidemment mais tu ne le diras pas. « mais sois responsable et fais toi soigner avant qu’il soit trop tard. » Tes mots sont concis et francs mais au fond tu souhaites qu’une chose, qu’il accepte sans broncher et que fasse ce que tu lui demandes. Mais t’en doutes…
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Mer 20 Sep - 9:35

Adonys aurait aimé lui dire que ce n’était pas qu’une question de maladie. Que ce n’était pas juste une histoire de traitement, mais bien plus que ça. Il le sentait en lui. C’était autre chose, quelque chose de plus profond, de plus douloureux, mais cette souffrance ne lui était pas familière. Il ne savait mettre des mots sur ce sentiment particulier. Alors il préférait se taire que de dire n’importe quoi, et d’exposer ses faiblesses.

Les mots qu’elle avait dit avait fait l’effet d’une bombe. Il implosait. Il avait l’impression de mourir à l’intérieur, que tous ses organes avaient pris feu et avaient explosé sous le coup de ses syllabes tranchantes et meurtrières. Sa première réaction fût de lui lancer un regard assassin. Un regard noir comme de l’encre, noir comme les ténèbres, le genre de regard qu’il ne lui avait jamais lancé. Mais il n’avait jamais eu aussi mal que depuis ces derniers temps avec elle. Aliyah était sa malédiction, son poison, la goutte d’eau qui faisait déborder le vase, et malheureusement, il en était accro.

- Si j’avais su, j’aurais préféré ne pas te revoir, histoire de pas te donner la chance d’avoir un peu de mon attention, vu que toi tu cherches que ça, de l’attention. T’as jamais grandi non plus, se défendit-t-il froidement.

Plus il était blessé, plus ses mots étaient blessants. Il l’aimait autant qu’il la détestait, c’était un vrai calvaire pour Adonys, qui, n’avait jamais vécu ce genre de situation. Habituellement, c’était soit il aimait, soit il haïssait. Pas avec Aliyah. Rien ne se passait de la même manière avec elle.
Lorsque les trois hommes arrivèrent devant eux, feignant la rigolade et la convivialité alors qu’ils étaient tous armés jusqu’aux dents, Adonys lui envoya un échantillon de la drogue qu’il créait avec Timo pour lui faire tester. C’était la meilleure de tout le Nevada, donc là-dessus, il était plutôt confiant même si son agitation trahissait sa nervosité. Aliyah revint au galop et essaya de le convaincre de se faire soigner. Il leva les yeux au ciel et soupira d’exaspération.

- Pour l’instant, j’ai juste besoin que tu t’occupes de toi, et de ta vie, Aliyah. Ouais t’as raison, je suis immature et irresponsable, mais j’en ai rien à foutre pour le moment. J’aurais peut-être réfléchi si tu m’avais pas abandonné. Il faut croire que t’es pas si forte que ça, ajouta-t-il, rancunier.

Il essayait de régler ses comptes discrètement alors que les deux gardes du corps les toisaient, la main posée sur leur arme. Son attention le touchait énormément. Il savait qu’elle serait toujours là pour lui, mais, il avait ce poids lourd qui lui écrasait le cœur quand il pensait à elle. C’était trop pour prendre du recul. Le responsable vint vers eux, titubant, comme s’il subissait des vertiges :

- Vous m’avez empoisonné ou quoi ? C’est quoi cette merde ?

Adonys sentit son cœur louper un battement. Il écarquilla les yeux, et commença à s’agiter, paniqué.

- Quoi, mais je t’assure que c’est la même came qu’on vend, la même recette pourtant !

Le garde du corps pointa l’arme sur Aliyah suite au regard complice que lui avait jeté le responsable.

- Hey, je vous l’ai dit c’est exactement la même que l’on vend !!
- Tu te foutrais pas un peu de nous ?
- Baissez vos armes, qu’on discute, Aliyah n’a rien avoir là-dedans !

La tension était à son comble.




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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Mer 20 Sep - 18:58

L’épuisement vient peu à peu gagner tes traits angéliques. T’es fatiguée de le torturer à ce point mais c’est plus fort que toi. T’es bornée et incapable de prendre du recul sur les situations que tu rencontres. Du moins pas sur le moment même. Tu vois pourtant que tu vas trop loin. T’es haineuse. T’es méchante, monstrueuse et ça le blesse. Et le pire, c’est que tu le rends comme toi. Tu lui pollues l’esprit avec ta négativité et ta rage. C’était déjà le cas quand vous étiez plus jeunes. Adonys a toujours été plus sociable que toi. Il était torturé ton Adonys mais il est toujours parvenu à faire sortir le meilleur de chacun, dont toi. Toi, Aliyah, tu les traines tous vers le fond. Pas étonnant que t’aies décidée très jeune de ne pas t’attacher. T’es toxique, Ali et particulièrement pour Adonys. Il serait vraiment temps que tu t’en rendes compte et que tu acceptes ta nature profonde… mais ce serait le perdre. Et ça tu ne pourrais pas. Il t’est vital, Adonys…
Son regard te glace le sang une seconde fois. Il ne t’avait jamais offert un regard aussi noir et intense. Il n’était que compassion et gentillesse quand il posait ses yeux sur toi Adonys. T’as franchis la ligne, Ali et maintenant tu le regrettes infiniment. Tu peux pas effacer ce que t’as dit. Il te reste juste à espérer que votre lien sera plus fort que ça.
T’es minée. j’aurais préféré ne pas te revoir Tu baisses les yeux et respires calmement. Tu veux pas répondre à cette attaque, tu peux pas. T’es même heureuse que les hommes du cartel mexicain vous interrompent. Tu peux te mettre en arrière et souffler quelques secondes. Dès que le chef de ce cartel part tester la meth d’Ado, tu tentes une nouvelle approche. T’es mal à l’aise et c’est ton côté plutôt maladroit et agressif qui prend le dessus. La réponse d’Adonys est sans appel. Froide et cinglante. Il parle de ta fuite et tu peux pas t’empêcher de te sentir encore plus coupable. « T’as raison… » finis-tu par souffler, abattue. « Je suis pas forte quand il s’agit de toi. » avoues-tu en fuyant son regard. Tu t’apprêtes à enchainer quand le responsable sort de sa voiture. Quelque chose ne va pas. Vous m’avez empoisonné ou quoi ? C’est quoi cette merde ? Tu lances un regard interloqué à Adonys qui semble aussi perdu que toi. Il ne sait pas du tout ce quoi parle cet homme. Un échange tumultueux s’en suit entre Adonys et le responsable qui titube de plus en plus. Pas plus d’une demi-seconde plus tard, tu sens sans l’avoir encore vu un flingue se braquer sur toi. Evidemment. L’image de la demoiselle en détresse par excellence. Tu n’as pas peur pourtant. Tu as confiance en Adonys et en la confection de cette met, il y a forcément une erreur et si ils pensaient pouvoir t’impressionner c’était raté. Contrairement à Adonys. Tu te foutrais pas un peu de nous ? « Il est temps de se calmer messieurs. » lâches-tu enfin en regardant le mec qui te ciblait dans les yeux. Ton regard était sombre comme d’habitude. Tu te nourrissais de cette boule d’adrénaline qui grimpait dans ton estomac pour continuer ta tirade. Tu mets tes bras en l’air pour leur faire croire qu’ils ont le contrôle. C’est la première chose qu’on vous apprend au MS-13 : la distraction. «Si le MS-13 vous voulait morts, ce serait déjà le cas depuis un bon moment, croyez-moi. » souffles-tu avec un demi-sourire au coin des lèvres. C’est malsain mais c’est si jouissif. Tu n’en oublies pas Ado qui à côté de toi commence à s’agiter. Il a peur pour toi comme toi tu as peur pour lui. T’as pas peur de mourir par contre tu laisserais personne toucher un seul de ses cheveux. Tu avances doucement vers ton assaillant qui semble impressionné par ta démarche, du moins la première seconde. « Recules ! » te cries-tu, rageusement. Tu te mets à rire nerveusement et te stoppe net. « Je suis déçue. Quel cartel ne reconnaît pas la qualité quand il se trouve en face d’elle? » pouffes-tu. Tout ce que tu fais c’est te jouer en spectacle. Pendant que les trois hommes te regardent patiemment, ils ne sont plus les yeux rivés sur Adonys. C’est ton choix de la jouer comme ça. Il ne va certainement pas apprécier mais tu lui donnes une chance de trouver une solution au plus vite.
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Jeu 21 Sep - 10:40

Alors que la rage, la frustration, et la fatigue de ce combat mental gagnait Adonys, il entendit Aliyah rendre les armes. Il n’était pas du genre à battre un adversaire blessé et à terre. Il aurait sans doute aimé la prendre dans ses bras, s’excuser, en voyant cette douce lueur de tristesse traverser ses iris bleutés. Il n’aimait pas la voir dans cet état, et deviner qu’il lui avait fait du tort, mais la balle était dans les deux camps.

Il plongea son regard dans le sien, partageant avec elle la même peine qu’il ressentait lui aussi à l’intérieur, silencieusement, sans ajouter de mots qui viendraient encore abimer le lien qui les unissait. Il aurait pu l’achever en enfonçant le couteau dans la plaie, mais c’était Aliyah. Il était incapable de porter le coup de grâce à la seule personne qu’il aimait plus que tout sur cette planète.

Il avait donc donné la drogue à ce malfrat qui en réalité, avait juste eu à l’esprit de les descendre dès le début. Adonys avait des problèmes de concentration, certes, mais leur produit était de qualité. Timo veillait au grain autant que son acolyte. Le responsable du cartel titubait, et c’était difficile de savoir s’il jouait la comédie ou simplement qu’avant de tester la meth, il avait pris autre chose qui avait intensifié les effets de cette substance. Tout était possible, à part le fait que le brun s’était trompé dans la recette. Il aurait bien voulu la tester en guise de preuve, mais après un sevrage, retomber là-dedans serait une mauvaise idée. Aliyah ne savait pas à quel point son frère adoptif était tombé bien bas. Seul son père le savait puisqu’il lui avait lui-même payé sa désintoxication. Et il ne fallait pas qu’elle vienne à l’apprendre. Ce serait une raison de plus pour le traiter de faible et d’irresponsable, des mots qui faisaient l’effet d’une bombe atomique.

Ils avaient commencé à menacer Aliyah, et le cœur d’Adonys s’emballait. Il s’agitait, commençait à bouger sur place tout en s’expliquant. Sa sœur adoptive garda son sang-froid et osa même se montrer arrogante. Il lui lança un regard insistant, lui ordonnant d’arrêter son manège car ce n’était pas le moment, mais elle s’avança à leur rencontre alors que le type qui pointait l’arme sur elle lui somma de reculer. Adonys était en retrait, toujours près de la voiture. Il passa doucement la main dans son dos, où son arme était rangée, et l’empoigna rapidement et fermement avant de leur tirer dessus pour les déstabiliser. Il avait touché la jambe de son agresseur qui lâcha un cri de douleur avant qu’ils ne se rangent tous derrière leur voiture afin de lancer les hostilités. Il prit la main d’Aliyah et courra avec elle se ranger derrière sa voiture. En se mettant tous les deux au sol, il remarqua qu’il n’avait rien, avant de voir des traces de sang sur le sol sablé.

- Aliyah… souffla-t-il, d’une voix blanche, en comprenant que c’était à elle qu’appartenait ce sang.



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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Jeu 21 Sep - 21:09

Tu aimes jouer avec le feu Ali. Te mettre en danger, c’est ton adrénaline, ta drogue. Ton père adoptif l’a vite compris en te voyant débarquer dans leurs vies. T’avais déjà le gout du risque petite. Tu souhaitais déjà déployer tes ailes et t’envoler pour aller toucher le soleil. Tu l’aurais fait si c’était physiquement possible, c’est sur… T’aurais montré à ce tocard d’Icare que quand on se donne les moyens, on peut réaliser l’impossible. Tu serais certainement morte depuis un bout de temps si tu avais écouté les battements de ton cœur plutôt que ta tête. Tu les as collectionné les conneries à l’époque, comme Adonys. Chacun a vécu ses propres expériences, souvent mauvaises et en est ressortis un peu plus fracassé. La vie vous a rarement fait de cadeaux mais vous avez toujours été là l’un pour l’autre. Tu vis pour lui depuis le moment où t’as décidé de te barrer de chez toi, sauf qu’à ce moment-là tu le savais pas encore. Tu cherchais la raison qui pouvait parvenir à te faire quitter ton lit le matin et tu l’as trouvée sous les traits fins et tendres d’Adonys. Depuis vos relations ont été quelques peu tumultueuses mais tout vous ramène toujours l’un vers l’autre, quoi qu’il arrive. Vous parviendrez à passer cette crise, t’en es persuadée. T’en es tellement persuadée que tu n’hésites pas à te mettre en danger, seulement pour son bien parce que c’est toujours que vous faites. Quand l’un des deux faisaient une connerie, l’autre en faisait une encore plus terrible… c’est vous. La voici ta connerie de trop, tu les provoques et n’hésites pas à te jouer d’eux. Ils sont armés mais tu t’en fous. Ton arme est toujours bien positionnée dans ton pantalon, à l’arrière de ta fesse droite. Tu sais que la seconde à laquelle tu décideras de la saisir, il faudrait que ça aille vite. Tu sens le regard insistant et paniqué d’Adonys sur toi. Tu ne peux t’empêcher de sourire, lui faire comprendre que tout va bien, qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète. Tu irais bien même si tu sembles être dans une très mauvaise posture pour le moment. Tu continus de rire jaune à chaque nouveau pas que tu fais vers celui qui semblait vouloir t’intimider. Tu ne le quittes pas des yeux cherchant toi-même à le dissuader, offrant de ce fait quelques secondes précieuses à ton frère adoptif pour élaborer un plan du tonnerre. T’es sur tes gardes mais tu restes le torse bombé comme à ton habitude. Aucune faille ne se laissera lire sur ton visage, c’est sûr. Au grand désarroi de l’homme qui braque toujours ton arme sur toi. T’attends le signal. Et ce dernier ne tarde pas à arriver. C’est un coup de feu.  Adonys. Tout se passe très vite par la suite. Tu ne peux pas vraiment dire dans quel ordre les évènements qui ont suivi se sont produits. T’as essayé d’attraper ton arme. Ton agresseur s’est effondré de douleur. T’as tétanisé. T’as senti la main d’Adonys attraper la tienne. Puis tu entends une respiration saccadée. La tienne. Ce n’est que retranchée derrière la voiture d’Adonys que tu prends de nouveau conscience des choses. Une douleur atroce vient foudroyer ton corps tout entier. Tu as rarement ressenti une douleur aussi vive mais t’arrives pas à mettre de mots sur cette douleur. Tu ne cries pas. T’es entraînée à ne rien dire même sous la torture. C’est pour ça qu’Adonys ne remarque pas tout de suite, lui non plus. Ta main est ensanglantée. Tu cherches paniquée la source de cette douleur insoutenable et ne tarde pas à la trouver. Ton abdomen. Tu fais vite le rapprochement. T’as été touchée par une balle au moment où tu t’apprêtais à suivre Adonys. Tu te souviens que seule l’adrénaline t’a permis de faire les quelques pas qui te séparaient de la voiture. Tu lèves les yeux vers Adonys tout en maintenant la pression sur le poing d’où coulait le sang. Il est livide… « T’en fais pas Ado, je vais bien. » souffles-tu faiblement. C’est faux, tu ne vas pas bien mais tu tentes de cacher la blessure du mieux que tu peux car ce serait encore lui faire du mal puis les coups de feux ne font que se multiplier… Tu te fais violence pour garder les yeux ouverts et rester à le regarder. Tu ne peux pas le laisser tout seul, pas maintenant. Tu t’en fous de mourir mais pas comme ça alors que la personne que t’aimes le plus au monde se trouve en danger... « Il faut qu’on arrive… » tu respires de manière saccadée. « Il faut qu’on arrive à dégager de là… » Mais c’est dur… tes yeux se ferment au fur et à mesure et tu peines à les garder ouverts.
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Ven 22 Sep - 11:13

Adonys n’arrivait pas à réaliser ce qui était en train de se passer. Tout allait trop vite pour lui. Tout se mélangeait et s’emmêlait dans son esprit. Son regard faisait des vas et viens entre sa main ensanglantée, le sol rougeâtre et la blessure d’Aliyah. Son pouls tambourinait dans ses oreilles. Il était pâle, agar, comme si c’était lui qui était en train de perdre du sang. Il avait peur. Il n’avait jamais eu aussi peur de sa vie. Les tirs du gang adverse se percutaient sur la carrosserie de sa voiture, mais c’était comme s’il n’arrivait plus à les entendre. Il pensait à la brune, à ses mots qui se transformaient de plus en plus en murmures. Elle était en train de le quitter. Il devait se reprendre, tout de suite. Il vint à genoux devant elle et prit son visage entre ses mains.

- Aliyah, Aliyah ! Reste avec moi, tu m’entends ? Je vais te sortir de là, accroche toi, je t’en supplie ! Tu peux pas mourir, tu te rappelles, on a fait un pacte ! lança-t-il, les larmes aux yeux, en essayant de la tenir éveillée.

Il retira sa chemise, l’enroula autour de l’abdomen de sa sœur adoptive, là, où elle avait été touchée et fit un nœud pour contenir l’hémorragie, même si, à cet endroit précis, c’était peine perdue. Il se concentra même si la colère et la panique l’empêchait de penser clairement. Grâce à l’adrénaline, tout était possible. Tous ses sens étaient alertes.

- Je vais t’avoir sale connard, murmura-t-il en visant le responsable du gang.

Il tira, et entendit un cri de douleur au loin. Satisfait de son tir, il revint vers Aliyah. Il fallait agir vite pendant qu’ils étaient distraits.

- Ecoute, Ali, je vais t’aider à monter dans la voiture, il faut que je t’amène à l’hôpital.

Il ouvrit la portière, aida la brune à se redresser légèrement pour rentrer dans l’habitacle.

- Je te lâcherai pas, je te promets.

Dans des moments comme celui-ci, il ne pouvait que mettre sa rancune de côté afin de se concentrer sur l’essentiel : la vie de celle qui comptait plus que sa propre vie. Impossible de penser à autre chose que la fuite. Il savait que plus tard, quand il aurait le temps de songer à cette journée, il s’en voudrait à mort d’avoir mis en danger sa brune. Elle n’aurait jamais dû participer à cette mission, mais comme Adonys avait joué les fiers, il n’avait pas vraiment essayé de l’en dissuader.


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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Dim 24 Sep - 21:17

T’es plus vraiment là, Ali. Tes yeux sont encore ouverts mais tu te sens partir. Il ne faut pas que tu dormes, tu sais que ce serait fatal pour toi si tu te laissais aller. Tu tiens pour Adonys. C’est la seule raison pour laquelle tu te bats tous les jours, d’ailleurs. Tu ne veux pas qu’il souffre et surtout pas à cause de toi. Tu tentes de réguler ta respiration… en vain. Tu commences à avoir peur, Ali. Tu vois le sang couler de ta blessure et tu peux rien faire. Tu es actrice passive de ta propre vie. T’essaye pourtant, t’y mets tout ce que tu as mais rien n’y fait. T’es tétanisée par la peur… et en particulier par celle que tu vois dans les yeux d’Adonys. Ses mains encadrent ton visage. Elles tremblent. ça te tue. Tout te paraît lointain. Tu sens juste qu’il commence à faire froid. Adonys te parle mais tu ne parviens pas à capter toutes les nuances. Tu saisis l’idée principale quand tu sens des gouttes s’écraser sur ton visage. C’est grave. « Chut Ado, je vais bien…je t’abandonne pas… » Tu veux t’en convaincre toi-même évidemment…Tu grognes de douleur quand il t’entoure l’abdomen de sa chemise. Bouger est un véritable supplice. Tu t’apaises quelque peu en sentant le corps chaud de ton demi-frère proche de toi mais ce n’est que de courte durée. Il se détache de toi, d’un coup rempli d’une haine viscérale, pour brandir de nouveau son arme et tirer sur les personnes qui t’avaient certainement causé cette blessure. Tu vois ses traits se déformer un peu plus à chaque seconde… Tu te hais de lui faire ça, encore. Tu es irréfléchie et ingérable. C’est encore Adonys qui va payer les pots cassés pour tes conneries. Comme toujours. Sauf que là tu risques la mort et ce serait un point de non-retour. Tu n’aurais pas de seconde chance et tu ferais plonger ton frère adoptif encore un peu plus profondément. Tu ne peux pas lui faire ça. Non. Tu te fais violence et tentes de te redresser un peu plus pour aider Adonys à te porter jusque l’intérieur de la voiture. La douleur est absolument intenable. Tu ne peux plus tenir donc sort de toi un cri de douleur qui aurait pu réveiller un mort. Catégorie dont tu feras certainement bientôt partie. Non, Aliyah. T’as pas le droit de le laisser tout seul. T’es responsable de lui… Sauf que tu peux rien faire… Tes yeux bleus cherchent désespérément son regard. Ce dernier est la dernière chose que tu veux voir de ton vivant… Tu ne lui diras pas parce que tu veux le préserver mais tu sais qu’il ne te reste pas longtemps… t’es plus autant lucide qu’avant quand tu jouais l’arrogante mais encore assez pour te rendre compte des choses…Adonys parvient enfin à prendre place dans la voiture mais t’y crois plus. T’aimerais y croire pourtant… pour toi mais surtout pour lui. « Ado… » commences-tu alors que tes yeux se ferment peu à peu. « Promets moi de vivre. » souffles-tu avant de sombrer dans le noir, là où est certainement ta place depuis un moment.
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Lun 25 Sep - 12:15

Adonys se sentait dépassé par les évènements. Il portait la vie de sa sœur adoptive sur les épaules, et cette charge était lourde. Trop lourde. Il sentait qu’il pouvait perdre pieds à tout moment mais il devait rester fort pour les ramener tous les deux en vie. Il le fallait, aucune erreur n’était possible. La douleur morale apportait une motivation nouvelle. La rage coulait dans ses veines à flot, et il ne s’était jamais sentie aussi vivant et aussi mort à la fois. C’était un sentiment vivifiant et étrange. Après avoir compris qu’il avait eu ce salopard, il avait hissé Aliyah sur la banquette arrière de sa voiture. Il l’avait couché de tout son long afin qu’elle n’use pas plus d’énergie dans le fait de devoir se tenir droite, et surtout, cela allait lui éviter de recevoir une fois de plus une autre balle.

Il passa lui du côté passager et se rendit derrière le volant où il essaya de tourner les clefs de sa voiture tout en se cambrant pour éviter les tirs. Le moteur vrombit, et Adonys se mit en route à vive allure. Un tir brisa sa fenêtre et quelques débris de verre écorchèrent le visage du jeune homme. Puis, il entendit la voix faible de sa sœur lui demander de vivre. Il fronça les sourcils tout en regardant dans le rétro-viseur.

- ALI, RESTE AVEC MOI !! NE T’ENDORS PAS !! cria-t-il.

Elle avait les yeux fermés. C’était comme si le coeur d’Adonys s’était arrêté de battre. Des larmes coulèrent le long de ses joues à mesure qu’il accélérait en direction de l’hôpital le plus proche. Sauf qu’il ne s’attendait pas à ce que l’autre gang se mette à leur poursuite. Il prit son portable et appela un de ses collègues :

- Mec, la mission s’est mal passée, Aliyah a été touchée et là ils nous poursuivent, faut qu’on arrive à l’hôpital le plus vite possible !
- Ok, dis nous sur quel route vous êtes, et on arrive.
- La soixante-deux, ajouta-t-il en raccrochant.

Il tourna la tête afin de regarder rapidement l’état d’Aliyah qui se dégradait de plus en plus.

- Je suis désolé Ali… Tellement désolé… Je te jure que je vais prendre soin de toi. Faut que tu t’accroches pour moi, souffla-t-il.

La voiture du gang fonça dans le train arrière de sa voiture, Adonys appuya sur l’accélérateur aussi fort qu’il le pouvait mais sa voiture n’avait pas la même puissance que la leur. Il arriva quand même à mettre une certaine distance entre eux, mais rapidement rattrapable. Sur cette route déserte, il n’y avait qu’eux. Et c’est là que les yeux du brun repérèrent un camion arrivé au loin. Il roulait sur la même route qu’avait emprunté Adonys et le gang. Il avait compris le plan de ses collègues plutôt ingénieux. Quelques minutes avant l’impact, il se déporta sur la gauche, et laissa le camion enfoncé le 4x4 du gang. Eux n’avaient rien, mais les adversaires devaient sûrement être gravement blessés. Adonys se dirigea vers l’hôpital, manquant plusieurs accidents au passage tant il slalomait entre les voitures et que les feux rouges devenaient invisibles.

Il se gara devant les urgences, sortie avec hâte de la voiture et cria à l’aide tout en soulevant Aliyah délicatement mais rapidement. Elle était livide. Des brancardiers vinrent l’a placé sur une civière et l’emmena directement au bloc. Les vêtements d’Adonys était tachés de son sang, ainsi que ses mains. Il passa une main dans ses cheveux, le coeur lourd en la regardant disparaître derrière une porte battante. Il avait envie de crier, de pleurer, de cogner, tout à la fois. Le médecin vint lui demander des informations sur les circonstances de l’attaque, et Adonys mentit en disant que c’était un fou qui lui avait tiré dessus.

Il gagna la salle de d’attente, en attendant qu’on lui indique l’état de la brune.

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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Lun 25 Sep - 19:03

T’as l’impression que le sort s’acharne contre vous. D’abord Adonys, puis toi. La vie tente de vous faire passer un message sauf qu’elle a des manières bien peu conventionnelles pour le faire. Un jour elle vous annonce que la personne que vous aimez le plus souffre d’une maladie qui est en train de le tuer de l’intérieur et le jour suivant elle vous envoie une balle dans l’abdomen qui va certainement vous tuer. T’as pas toujours fait les bons choix Ali ça tu t’en es jamais cachée mais tu ne pensais pas que le retour de manivelle serait aussi violent. T’es punie pour toutes les horreurs que t’as commises dans ta courte vie. T’as pas eu une vie facile Aliyah mais t’es responsable de ce qui t’arrive aujourd’hui. T’aurais pu t’en sortir si tu t’étais laissée guidée vrai le bon côté. T’as choisi la violence et la haine plutôt que de la rédemption et ce jour-là t’as signé ton arrêt de mort. Tu t’es consumée à petit feu jusqu’à aujourd’hui. La douleur est à son paroxysme quand tu t’autorises finalement à fermer les yeux. Tu ne veux pas quitter Adonys mais t’as l’impression que plus tu te bats et plus les forces nécessaires pour que tu restes avec lui te quittent. Tu ne l’abandonnes pas, non mais t’as de plus en plus de mal à entendre ce qu’il tente de te dire… T’es à l’arrière de la voiture et tu la sens rouler mais impossible de comprendre où on t’emmène. T’entends juste des sons. Les pleurs d’Adonys. T’as beau ne plus être totalement consciente, ses pleurs te brisent le cœur. Tu veux crier que t’es toujours là, que tout va bien mais aucun bruit ne semble sortir de tes lèvres. Tes yeux sont toujours fermés et t’as l’impression de t’endormir peu à peu plus profondément. T’entends plus Adonys. T’entends plus rien. Le néant.
T’es morte, Ali. T’en es persuadée et si c’est ça la mort alors c’est pas si terrible. T’as pas mal. Tu devrais pouvoir t’y faire. Tu tentes d’ouvrir les yeux, en vain. La dernière fois qu’ils étaient ouverts, il était là. Adonys. Tu veux retrouver Adonys. Tu veux retrouver la douleur parce que quand tu souffrais, ton frère adoptif était toujours là. Tu veux pas d’un monde sans douleur si lui n’en fait pas partie. Tu te fais violence. Tu y mets toute ton énergie. « Ouvres-les yeux Ali ! » t’ordonnes-tu. « Ouvres-les ! » bip. Bip. Bip. Puis une douleur atroce. Au niveau de ton abdomen. Tu ouvres enfin les yeux. Tu es sur la table d’opération. « On la rendort vite ! » entends-tu crier alors que tu as toujours les yeux ouverts, paniquée. Des mains viennent appliquer un masque sur ton visage puis de nouveau le noir total… Tu as l’impression de mourir une seconde fois, mais cette fois-ci tu ressens toujours la douleur. Donc t’es vivante. T’as pas abandonné alors ? Tes paupières sont lourdes mais tu réussis à les entrouvrir doucement. Tu tentes d’analyser la situation. Tu es dans un lit d’hôpital à première vue et la sonde dans ta bouche en vient à t’étouffer doucement. L’infirmière à ton chevet la retire doucement, s’assurant ensuite que tu parviennes à respirer par toi-même. C’est le cas et elle semble rassurée. La douleur au niveau de ton bas ventre est toujours là mais ce n’est pas elle qui te préoccupe mais plutôt l’absence d’Adonys… t’as peur qui lui soit arrivé quelque chose. Tu te redresses brusquement, l’infirmière se jette sur toi pour te contenir et t’expliquer que tu es encore très fragile, trop fragile. « où est Adonys ? » souffles-tu agitée.
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MessageSujet: Re: There's no escape (Aliyah)   Mar 26 Sep - 10:36

Le visage noyé dans ses mains, les bras tremblants, la respiration saccadée, Adonys avait l’impression de l’avoir perdu. La peur lui tordait les tripes. Il se levait de sa chaise, bougeait, faisait les cent pas, puis se rasseyait, et se levait de nouveau, sous les yeux curieux des autres qui attendaient aussi une réponse. Il s’était vu leur lancer des regards noirs, des gestes insultants, quand il percevait leur curiosité malsaine. Ils se demandaient tous pourquoi il avait autant de sang sur lui. Ils se disaient peut-être que c’était un fou, un amant qui avait peut-être tenté de tuer sa compagne pour une histoire d’adultère. En réalité, il se fichait pas mal des jugements, mais il n’aimait pas être regardé comme une bête de foire.

Il avait des envies de meurtre. Il espérait que ces connards étaient morts dans d’atroces souffrances sinon, il comptait les achever un par un. Ils n’avaient pas le droit de s’en prendre à Aliyah. Personne n’avait cette possibilité, et il ne fallait même pas que cette idée ne vienne à traverser l’esprit de quelqu’un.

Ses yeux cernés par la fatigue repérèrent le médecin qui lui avait posé des questions, sortir du bloc. Il accouru vers lui.

- Elle va bien ?? lui demanda-t-il agité. Est-ce que je peux la voir ?
- Elle est sortie d’affaire, mais il lui faut du repos, elle a perdu beaucoup de sang. Venez la voir demain.

Adonys acquiesça pour donner le change, et lorsque le docteur s’éclipsa, le jeune homme traversa les portes battantes discrètement. Il la vit à travers une vitre, en salle de réanimation, et compris qu’elle commençait à s’agiter. Il tapa contre le verre.

- Aliyah !

Il rentra dans le bloc au milieu du personnel hospitalier qui le toisa. L’infirmière lui ordonna de sortir sinon elle allait appeler la sécurité mais Adonys s’en fichait éperdument.

- Je suis désolé, s’excusa-t-il en posant un baiser au coin de ses lèvres. Je vais te venger Ali.

Et là, deux gars assez baraqués vinrent derrière lui pour le sortir de l’enceinte. Il serra fort le poing, sentant la rage imploser à l’intérieur de lui, et mit un coup de poing dans le visage de l’un de deux vigils qui le neutralisa directement en lui assénant son poing dans l’abdomen. Plié en deux, il se laissa conduire à la sortie, mais ne comptait pas la laisser seule dans cet enfer.

A genoux devant l’entrée de l’hôpital, entrain de sentir la souffrance de ce coup se répercuter entre ses organes, il n’avait pas compris pourquoi il avait déposé un baiser aussi près de ses lèvres, alors qu’il aurait pu le faire ailleurs. Il fronça les sourcils. Cela avait été presque intuitif, comme si son corps l’avait poussé à faire ce geste. Etrange la sensation qui animait son cœur.



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