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 all my feelings are all fucking mixed (babi)

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☾ in New-York since : 12/09/2017
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MessageSujet: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Jeu 14 Sep - 9:17



how is it you'll never notice
that you are slowly killing me
○ ● ○


L’âpreur de la nicotine, soigneusement coupée à l’herbe, lui brûle la gorge. Une douleur étonnamment salvatrice dont l’enfant terrible ne peut désormais plus se passer. Lorsqu’une cendre incandescente dévale sur son avant-bras, Roni ne réagit même pas. Ses pensées divaguent, son esprit ère dans les méandres d’un fantasme qu’il ne peut même pas frôler de la pulpe de ses doigts. Barbra, une comète parmi les étoiles. Ses opales sont rivées sur la fenêtre du premier étage et à la manière d’un putain de rapace, Ward ne lâche rien. Il épie … ses moindres faits et gestes, pendant des heures … et parfois même jusqu’à l’aurore. Ce job, c’est une punition, rien de plus. Une mise à l’épreuve aux faux-airs de remontrances pour un voyou au grand cœur. Parce que ouais … son espèce de myocarde ankylosé, il en avait fait, lui, de la place à Lily. Il s’était laissé apprivoiser par ses grands yeux clairs et blasés. La gamine l’avait touché au plus profond de son âme. Un peu comme Kidd le ferait aujourd’hui avec son satané microphone. Le fait de vouloir la sauver, c’était pas une trahison … Seulement le gang n’était pas de cet avis. Le sort de Lily fût macabrement terrible et lui, jeté en pâture à ses démons, il vagabonde comme une âme en peine dans le trou du cul du monde. Eagle state … Quelle merde ouais … Un soupir s’échappe de ses lèvres et alors qu’il écrase son joint dans le cendrier de sa caisse, son regard est attiré par une soudaine clarté. Barbra apparaît alors à sa fenêtre. Vêtue d’un kimono en soie, la belle irradie sous la lumière de la lune. Nouvelle claque en plein visage. Le palpitant du dealeur loupe un battement. Languissante dans l’obscurité, elle prend place sur le rebord et porte à ses lèvres pulpeuses un verre rempli. L’ivresse semble être son seul refuge. Selon les dires des autres gars, les apparences sont trompeuses. Derrière d’onéreux cosmétiques se cachent les ecchymoses ; malgré les fringues de luxe, la panthère est en cage. Kidd, de sa cellule, pense pouvoir enchaîner le fauve … quelle douce illusion. Sur son perchoir, Barbra glisse une main légère dans sa crinière de lionne. Ses gestes sont délicats, gracieux, sensuels. Comme si, elle savait pertinemment qu’il la matait. Qu’elle le savait là, prostré dans l’ombre, daignant seulement lui offrir un teaser de ce qu’il pourrait possiblement avoir. Il ne la lâche pas du regard Roni, il se défonce les rétines, imprime ses courbes enchanteresses dans son crâne, prend ce qu’elle exhibe à la manière d’un pénitent en quête de pardon ou de rédemption. Barbra, c’est sa religion. Il se damnerait pour elle. Putain d’obsession …
Les minutes défilent, mais Ward savoure ce ballet de sensations. Elle boit, fume, laisse pendre ses guibolles dans le vide. Elle se fait chatte et s’étire, bande sa silhouette pour qu’il puisse en profiter davantage. Puis, la nymphe s’agite. Barbra met fin au spectacle et s’enferme dans sa tour d’ivoire. Le show est terminé – Roni reste sur sa faim, comme d’habitude. Songeur et totalement stone, il démarre le moteur de sa chevrolet, enclenche la première et se retrouve soudainement dépassé par un Range Rover. Bordel, il a rien vu venir. Et cette caisse … c’est à Barbra qu’elle appartient. Sa plaque d’immatriculation, il la connait par cœur. La belle file en direction du centre-ville, à toute allure. Ça sent le piège mais dans un élan d’audace, le texan s’élance à sa poursuite. Ils déambulent parmi les avenues alors qu'elle semble suivre un itinéraire peu réfléchi. Roni balise un court instant. Et si elle l’avait grillé ? Peu probable … Perdu dans ses réflexions, il pile lorsque la princesse tourne sur sa gauche et gare son véhicule sur le parking d'un club beaucoup trop prisé. « Putain de merde … »


Dernière édition par Roni Ward le Lun 18 Sep - 23:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Sam 16 Sep - 15:24

fauve en cage. palpitant en mal de sensations, poignets et chevilles liées à ce lieu si onéreux qu’elle commence peu à peu à détester. lassée d’être forcée de rester entre ces murs ivoirins, lassée de tourner en rond dans ce bocal un peu trop grand qui lui donne la sensation d’être ce poisson rouge stupide incapable de véritablement s’ennuyer, barbra est bien forcée de jouer.
elle se rend sur le balcon calfeutré aux extrémités, un verre de martini blanc piégé dans ses mains manucurées. elle remarque, comme chaque soir, cette bagnole foncée qui ne semble jamais bouger. elle se sent observée, et babe n’est pas stupide : elle sait qu’elle l’est. en envoyant jonah derrière les barreaux – nouveau fauve en cage – elle pensait être débarrassée, recouvrer une liberté qui est si chère à son palpitant délaissé. elle envisageait de continuer ses études, peut-être de bientôt les terminer pour s’installer dans un cabinet et aider les bout de choux à survivre dans ce monde trop virulent, trop compliqué. rêve frôlé du bout des doigts comme une étoile filante impossible à attraper, barbra finalement cantonnée à cette villa dans laquelle les souvenirs semblent à jamais piégés.
raiponce ne demande qu’à faire glisser sa chevelure sur le bord du balcon pour faire pénétrer un peu de vie dans les murs froids, un peu de compagnie à apposer à côté de son cœur meurtri. tromperies à répétition qui lui sont à jamais rappelées par les meubles sur lesquels ils se sont disputés, aimés, déchirés, rabibochés, brûlés. cette cuisine où elle prenait tant de plaisir à mitonner de bons petits plats pour raviver sans cesse la flamme passionnelle de ce mariage en berne, imaginant avec délectation et douleur ce que serait cette villa peuplée de leurs engeances démoniaques mais ô combien adorées. souhait à jamais laissé sur le bas-côté, désintérêt pour un fait qui n’existera jamais.
pas d’enfant.
pas de mariage heureux.
une vaste blague découverte comme on lève un draps ayant recouvert un meuble que l’on pensait précieux alors qu’il n’est qu’un amas de planches miteuses.
trois ans à cultiver une relation uniquement composée de mensonges éhontés.
babe joue de ses charmes pour cet homme – qu’elle devine, sixième sens peut-être défectueux avec les années – qui ne cesse de l’épier. elle repousse sa chevelure sombre et indomptable de ce cou gracile qui émoustille tant, cambre les reins contre la chaise longue à laquelle elle s’est adossée. babe n’est plus innocente depuis de trop nombreuses années, depuis ces premiers moments à se dénuder sur la toile contre quelques billets. babe est une travailleuse de l’amour, joue avec les corps comme un peintre avec ses toiles. et il n’y a rien qu’elle maîtrise mieux que le sien. plaisir décuplé quand elle voit les pupilles dilatées, quand elle sent le désir alourdir l’atmosphère, besoin d’être enviée et désirée avec un peu trop d’intensité.
mais babe n’en peut plus d’être coincée. babe jette une œillade impatientée sur la montrée à son poignet. il est l’heure d’y aller. elle s’enferme quelques instants dans sa bâtisse-prison pour mettre une tenue plus appropriée et ne tarde pas à s’engouffrer dans sa range rover, commençant une course effrénée pour rejoindre le club et le semer lui.
les hanches qui remuent trop intensément quand elle quitte le véhicule devant les jolies lettres et le bâtiment luxueux où elle passe de trop nombreuses heures à se déshabiller. elle se dirige vers l’entrée, attend délibérément quelques secondes jusqu’à entendre les pneus crisser sur le béton goudronné. elle jette une œillade derrière son épaule pour voir la même chevrolet se ranger parmi la foule de voitures, le palpitant suintant de la colère d’être à jamais observée, à jamais prisonnière de son tortionnaire qu’elle appelait si amoureusement « époux » dans le passé.
babe ne rentre pas dans le bâtiment. au lieu de ça, babe se dirige vers la voiture, ouvre la portière à la dérobée.
« sortez. »
elle entonne, voix grave et suave où résonne les échos du danger. dans l’obscurité de l’habitacle, dans l’obscurité du parking un peu trop bondé, babe est incapable de bien distinguer le minois de son obsessionnel. elle a le menton haut, babe, l’arrogance hautaine qui brille dans ses prunelles fauves et mordorées.
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Lun 18 Sep - 23:33

Les pneus de sa chevrolet épousent l’asphalte à mesure que ses doigts s’encanaillent sur le levier de vitesse. Toujours plus vite, toujours plus loin. L’ange ne doit pas être perdu de vue. Mais elle file, l’insolente. Cendrillon des temps modernes à bord d’un ostentatoire carrosse, elle se jette corps et âme dans les avenues, trace sur le boulevard, comme si sa vie en dépendait, comme si cette route droite bordée de lumières lui offrait d’infinies possibilités. Fuir. L’idée doit être tentante pour cette louve en cage. Il paraît que sa vie n’est pas rose. Que la solitude règne, maîtresse de ses jours et de ses nuits. Qu’elle déchante, qu’elle se fane dans cette prison dorée. Roni n’est guère surpris. Jonah est un homme dur, implacable, aux mœurs légères et à l’esprit beaucoup trop étriqué pour gérer un business aussi dangereux que profitable. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Peut-être que l’amour a cramé ses rétines, qu’il s’est propagé dans ses veines à la manière d’une incurable infection, d’un venin toxique … L’attachement gangrène le palpitant, la passion dévore toute forme de retenue et il est plutôt bien placé pour le savoir Roni.
Le dealer avale les kilomètres avant de se stationner sur le parking d’un club qu’il connaît que trop bien. Entre ses murs, Barbra, plus scandaleuse que jamais, se déhanche, se dénude, tease, aguiche, capte les regards, piétine les cœurs des envieux, perchée sur ses talons de douze. Elle se joue de l’amour, déchaîne les passions de ses œillades langoureuses … Parce que ouais, c’est une strip-teaseuse … Elle est payée pour te faire croire qu’elle te désire, qu’elle ouvrira les cuisses si on lui demande gentiment. Et comme un putain d’abruti, Roni, il marche, court, se prend au jeu comme personne. Leurs opales se sont déjà croisées, plusieurs fois -  parce qu’il est ce client régulier, caché dans la pénombre qui se perd dans ses mouvements lascifs. Barbra ne peut mettre un nom sur son visage, mais si elle le croisait ce soir, la lionne saurait sûrement le reconnaître.
Ward coupe le moteur. La cigarette qu’il vient d’allumer quitte ses lèvres pour venir crever dans le cendrier. La soirée sera longue et comme à son habitude, il pénétrera dans le club après elle. Un soupir, puis un deuxième … Soudain, le bruit infernal des talons qui crépitent sur le pavé le tire de sa léthargie. Son regard bifurque sur la gauche et son sang se glace instantanément. Une robe beaucoup trop courte, une crinière de lionne, des jambes interminables … un parfait combo pour un dénouement qui s’annonce, lui, difficile. D’un geste sec, Barbra ouvre la portière. Sa voix claque à la manière d’un fouet. Elle sait ce qu’elle veut, fait face à l’inconnu de toute sa hauteur et dans toute sa splendeur. Roni s’exécute, il quitte l’habitacle sans la lâcher du regard.
C’est douloureux, parce qu’il n’y a pas le filtre du club, ni les murs solides de sa villa. Face à ses rétines mordorées, le texan est mis à nu. La sauvageonne le détaille, le reconnait, apprivoise ses traits fermés, s’amuse de son attitude boudeuse de s’être fait prendre la main dans le sac. Interdit, le jeune homme ouvre quelques peu les bras. Ses épaules s’affaissent et impuissant, il tente de reconnaitre sa défaite. « Alors ? On fait quoi maintenant ? »
Barbra, es-tu satisfaite de ce que tu vois ? Vas-tu te jouer de moi ? Sortir les griffes et me briser comme tu terrasses ces vicelards qui matent un peu trop ton cul rebondi ? Tant de questions qui percutent son crâne déjà fatigué par la drogue ingérée. Ce premier échange est brusque, violent. À l’image parfaite de ce qu’il ressent pour elle. Il a besoin d’un verre, d’une clope, d’une bonne baise, d’une défonce rapide, de s’enfuir du courroux de l’amazone.
Elle a grillé sa couverture … Fuck
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Mar 19 Sep - 16:59

malgré les mois qui se sont gangrénés, malgré les mois qui se sont écoulés, il y a toujours la même douleur vivace (plante carnivore, plante grimpante) qui continue de la tirailler à l’idée que son mariage ait échoué. elle est une blues, que diable ! elle est née pour la perfection. pour avoir un métier noble qui lui offrira un salaire convenable, pour avoir un mari parfait et jamais dénué d’intérêt (si ce n’est une affection particulière pour les jambes fuselées et les petits culs moulés) et pour avoir de beaux enfants, parfaite symbiose entre deux visages, deux esprits, deux corps qui n’ont plus fait qu’un. malheureusement, rien ne s’est produit… si ce n’est le mari adepte des poitrines généreuses à tenir entre ses paumes, la trahison ayant déchiqueté le palpitant. c’est à ce moment-là qu’elle a tout balancé, babe… à demi-mots bien trop pesés.
« je vais dans ce club, jonnah. je continuerai d’aller dans ce club. toujours. j’aime y aller et ce n’est pas négociable. »
discussion animée qui a débuté. jonah-colère, jonah-amer. jonah qui a finalement accepté – ce n’est pas comme si babe demandait la permission… – bon gré mal gré, ne reparlant jamais de ce sujet fâcheux. comme babe n’a jamais reparlé des lombaires de ces femmes auxquels il s’accroche si passionnément quand il les aime pour une nuit seulement. comme jonah n’a jamais reparlé de ces séances nocturnes auxquelles babe s’adonne, que ce soit dans ce club ou devant son écran d’ordinateur portable. les non-dits, les reproches masqués… quel bel avenir pour ce couple hanté.
elle n’y a jamais réfléchi, babe, mais l’idée la frôle à présent qu’elle aurait pu supplier bonnie de la remplacer auprès de son époux désordonné. ainsi, avec ces prunelles similaires, ces pommettes hautes qu’elles se partagent, ces lèvres pleines qui ont été copiées à la perfection, les problèmes auraient pu être évité. mais barbra, elle n’a jamais voulu ennuyer bonnie avec des problèmes qu’elle n’a jamais mérité. c’est babe qui a décidé d’offrir sa main et de porter cette alliance pendant de si nombreuses années (quatre, c’est beaucoup trop). mais elles auraient pu essayer… faire la même chose qu’au club, plaire à jonah comme à ces clients, les yeux exorbités de voir les jumelles se déhancher. diablesses au cœur de pierre qui s’amusent des palpitants animés par leur corps à se damner.
la surprise.
le choc.
l’interdit.
quand cet homme qu’elle agresse avec si peu de tact, quand cet homme qui la suit si souvent au volant de sa chevrolet rutilante (et un peu brinquebalante), sort de la voiture où elle vient s’attarder.
il a ses yeux. il a ses fossettes. il a ses lèvres qu’elle détaille avec tant d’envie que c’en devient douloureux. il est lui, ce client qui la déshabille bien mieux que ses propres mains qui s’affairent sur la chair tendre. ce client du club qui échauffe ses sens, son sang. il est celui pour qui elle brûle silencieusement, feint de se foutre comme de sa première paire de chaussures alors qu’elle désirerait tant faire connaissance avec lui, l’apprivoiser… faire partie de lui.
« Alors ? On fait quoi maintenant ? »
il demande, et pour la première fois depuis longtemps (peut-être la première fois de sa vie entière), barbra est sans voix. les idées et les images qui défilent sur sa rétine sont toutes bien trop explicites et illusoires pour qu’elle les mentionne à voix haute. l’effet qu’il lui fait (depuis les premières fois où il s’est pointé) est complètement dingue. et plus encore maintenant que bonnie a refermé ses griffes sur la proie tant convoitée d’une barbra mariée.
il n’y a rien à faire. mais babe veut tellement.
« expliquez-moi. »
elle exige. claire, violente, sauvage, concise. barbra.
« pourquoi. pourquoi est-ce que je ne cesse de vous voir. »
elle ajoute, incrédule. paradoxe entre la douceur de ses gestes, de sa voix, et l’agressivité qu’elle place dans ses mots. barbra ne se sent étonnamment pas menacée… mais elle demeure sur le qui-vive depuis le jour où elle l’a balancé. jonah. jonah derrière les barreaux à cause de son épouse un peu trop bavarde, un peu trop vengeresse.
elle pointe un doigt manucuré contre la veste de l’inconnu. (elle a trop de temps à tuer dans cette immense villa pour ne pas s’occuper avec du vernis à ongle…)
« qui êtes-vous ? »
elle demande finalement, la chatte sauvage se muant en un chaton ronronnant qui abuse de ses charmes félins pour tenter de l’apprivoiser. de lui faire cracher un morceau qu’elle n’est sans doute pas prête à entendre, pas prête à accepter.
oh si elle savait, barbra, à quel point tout tourne toujours autour de jonah…
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Mer 20 Sep - 14:00

Barbra le toise, l’interroge … et ça le bouffe. Parce qu’il n’a pas les mots, ni même les explications qui pourraient justifier son attitude. Le dealer se sent con et la belle, qui se pavane face à lui, le prive de tous ses chants. Il déglutit, non sans difficulté, et cherche une échappatoire. Une fenêtre de tir qui lui permettrait de décamper de ce merdier. Le texan feint (mal) la surprise avant de se ressaisir et d’adopter la solide contenance qui lui est propre. Ne rien esquisser. Ne rien laisser paraître. Une stratégie qui a maintes fois fait ses preuves. La strip-teaseuse implore mais Roni, c’est un roc. Il ne lâchera rien. « J’en sais rien. Le hasard, sûrement. » A quoi bon déblatérer sur ce qu’elle sait déjà ? Le gang, Ward, Kidd … L’équation est simple. Le taulard aligne les biffetons et l’enfant terrible encaisse, gonfle son PEL, en prenant soin de rapporter chaque fait et geste de la scandaleuse. A quoi pouvait-elle s’attendre en épousant le bras droit d’un influent baron ?
L’ongle de la danseuse vient effleurer le tissu de sa veste. Elle lance les hostilités Babe. Premier contact … infime, éphémère et pourtant. C’est comme si elle lui dévorait l’âme. Ca fait l’effet d’une bombe. C’est déroutant, ingérable, délicieux. Son corps se tend et c’est visible, car rien n’échappe au regard affuté de la succube. Go on Roni. Balance. Qui es-tu ? Un chiot qui s’prend pour un loup. Un gamin de vingt-cinq piges qui a tellement vécu qu’il en paraît cinquante. Un escroc au background tordu. Parce qu’il a tout d’un cliché le môme. L’épouse n’a rien besoin de savoir. Qu’elle le laisse dans l’ombre. Ça vaut mieux. « Jax, Roni, Sorèn … Quelle importance ? » La panthère peut bien lui donner l’identité qu’elle souhaite, il n’en a que faire. Ce n’est pas comme si il cherchait à l’impressionner pour pouvoir enfin la posséder. Douce illusion. Les lionnes ne fréquentent pas les hyènes.
« J’ai besoin d’un verre … » Taciturne, il murmure. Déjà agacé par la situation. Emmerdé par le fait d'être piégé comme un gosse. Ses rétines enflammées caressent le visage de sa muse et à contrecœur, Roni tourne les talons. A y être, autant boire. L’ivresse est sa meilleure compagne lorsque la colère s’empare de ses muscles. Pour ce soir, sa mission est avortée. Tant pis, ça ne l’empêchera pas de faire le pied de grue, à l’aube, devant l’immense portail de sa villa. Les mauvaises habitudes sont tenaces. Babe vaut toutes les filatures.
Le sol s’évapore sous ses pas à mesure qu’il s’approche de la porte tant convoitée du club. Ce lieu de débauche sera son échappatoire. A l’intérieur, il pourra évacuer sa frustration, se punir pour avoir menti à l’ange et imaginer Barbra qui se déhanche face à lui, pour lui. Lord, fais de lui un pêcheur. Qu’il renaisse de ses vices au petit matin, qu’il se relève de ses courbes enchanteresses. Ou pas.
Opales rivées sur le goudron, il lance une œillade en direction de la tigresse qui s’agite, instable et peu convaincue par ses propos. Alors Babe, le suivras-tu ?
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Ven 22 Sep - 19:14

« J’en sais rien. Le hasard, sûrement. »
les mâchoires de la métissée qui se crispent, se rident. le corps qui se raidit, la douceur qui s’évapore un peu trop vite. et pourtant, la jolie brune ne parvient pas à choisir l’attitude à adopter. l’impression constante d’être prise pour une idiote, et l’incapacité à lui en vouloir réellement. la suspicion qu’il ait un secret trop lourd à révéler, la peur bleue qu’il ait un lien quelconque avec des gens dont elle ne veut même plus ne serait-ce qu’entendre le nom.
barbra kidd… les ongles qui s’attardent sur le tableau noir, le bruit strident qui hérisse les sens. ça ne lui plaît pas. ça ne lui a jamais vraiment plût… elle s’en fichait. mais l’idée d’appartenir corps et âme (et corps et nom) à un autre n’a jamais fait battre son palpitant de manière effrénée. et l’humiliation subie par les tromperies répétées n’a fait que décupler son envie de ne plus y être affiliée.
déception.
tristesse.
résignation.
trois mots qu’elle a expérimenté à regrets grâce à son cher époux tant adoré.
et pourtant.
elle devrait être vaccinée, écœurée… tous les synonymes qui font écho au dégoût qui devrait être le sien en pensant à un mâle avec lequel traîner sa couenne décharnée ou sa désillusion qui ne cesse d’augmenter.
alors pourquoi lui ? pourquoi ces yeux si sombres parviennent-ils à la mettre dans tous ses émois ? barbra n’est pas le genre de fille à être entièrement composée de tendresse. barbra a été l’épouse (et est encore) du bras-droit d’un grand baron du crime. même si elle n’en avait aucune conscience, même si elle ne l’a découvert que récemment, au fond… barbra l’a sans doute toujours su.
et ça ne l’a rendue que plus féroce.
avec un autre, les crocs et les griffes seraient déjà plantées doucereusement dans la chair tendre. avec un autre, l’homme en face d’elle ne serait plus qu’un amas de lambeaux fumants qu’elle aurait écrasé, bel insecte, sous la semelle de ses chaussures trop chères. mais il n’est pas un autre.
et elle ne peut s’empêcher de résister aux pulsions assassines qui sont les siennes. elle ne peut s’empêcher de vouloir continuer à converser, de comprendre les choses. de comprendre surtout, sans doute, son attirance vaine.
mariée.
piégée.
ligotée.
au fond, est-ce seulement jonah qui séjourne derrière les barreaux ? ou n’est-ce pas plutôt barbra ?
elle se doute si aisément, babe, que jonah n’a jamais été empêché. que ces barreaux ne freinent en rien ses activités… peut-être même son amour désaxé. frisson glacial qui remonte le long de la colonne vertébrale que son désir interdit, son secret intime lui soit lié d’une quelconque façon.
qu’il ne la déshabille du regard de cette manière que par une obligation malsaine et perverse susurrée par ce mari libidineux et si particulier.
« Jax, Roni, Sorèn … Quelle importance ? »
elle croise les bras sur sa poitrine, tentative vaine de réfréner la colère qui serpente dans ses veines. « répond à mes questions », elle voudrait gronder. primaire. animale. feulement qui terrifie l’âme, fait naître les instincts de survie les plus profonds.
« ça en a une pourtant. tu connais le mien. je dois connaître le tien. »
logique, imparable… ou presque. parce qu’il n’a rien à gagner dans l’équation et que babe le sait.
« à moins que tu ne préfères que j’appelle la police ? »
elle marchande un peu pathétiquement.
« ou quelques amis moins sympathiques. »
elle n’a pas la patience, barbra, de chercher encore et encore à trouver son identité. la vérité, c’est que la sulfureuse a besoin d’un nom à murmurer lors des nuits solitaires. elle a besoin d’un nom à placarder sur son minois pour l’imaginer à la place de tous ces autres pervers qui posent les mains sur ses cuisses, sa poitrine, son corps.
elle se fiche de savoir réellement son identité. barbra ne veut qu’un fantasme à adorer.
« J’ai besoin d’un verre … »
il murmure, gargarisme plus que palabre.
et il tourne déjà les talons. et il la quitte aussi vite qu’elle l’a rejoint. et elle reste quelques minutes, seule, interdite sur ce parking trop rempli. sentiment inconfortable d’abandon qui assaille son palpitant déjà meurtri, thorax qu’elle vient frotter nerveusement et inconsciemment du bout des doigts.
il est cet inconnu. cette présence réconfortante qu’elle sent toujours auprès d’elle. cette présence angoissante qu’elle aimerait connaître davantage pour changer la vision qu’elle a de lui. il est tout ce qu’elle ne connaît pas et craint de désirer davantage encore.
il est sien.
elle l’a décidé.
elle l’aura.
elle le rejoint rapidement, talons vertigineux cliquetant sur l’asphalte humidifiée, synonyme de la tristesse des géants vivant dans le ciel étoilé. et elle pose sa main manucurée sur son épaule recouverte de cuir souple et un peu vieilli par les années.
« je n’ai pas terminé. »
elle gronde, opales-foudre déjà fixées dans celles de l’homme qu’elle a forcé à se retourner. pour lui faire face, ô trop grande proximité qui signera sans doute sa perte bien plus vite qu’elle ne l’avait envisagé.
et aussi bêtement que possible, pire idée lui ayant traversé l’hypophyse, elle enroule ses bras autour de la nuque de l’inconnu. (jax, roni ou sorèn). aphrodite personnifiée, les souffles emmêlées, les opales connectées, le monde qui disparaît.
petite barbra ayant trop longtemps joué avec les grands.
petite barbra qui va se brûler les ailes un peu trop sûrement.
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Sam 23 Sep - 1:07

L’épouse n’est pas stupide. Elle sait … elle sent l’étrangeté palpable qui découle de cette entrevue. Ça suinte le mensonge, ça transpire l’interdit et le non-dit. Il joue sur les deux tableaux Roni, jouissant des privilèges de l’agent double. Il sème le doute dans son esprit déjà embué. Barbra. Qu’elle taise son instinct … Afin qu’il puisse sereinement endosser le rôle de l’amant transi - et ainsi lui faire perdre de vue qu’il n’est qu’un vulgaire pantin dont les ficelles sont tirées par un influent époux. Pris au piège, comme elle, de ses conneries passées, il n’a pas d’autre choix que de foncer tête baissée dans un rôle qui lui ressemble finalement peu. La tigresse est larguée. Ses lèvres pulpeuses s’entrouvrent mais les mots manquent. Parfait. Qu’elle abdique. Qu’elle s’échappe de ce scénario dégueulasse ; de lui, d’elle, de Jonah et de son obsession maladive de stalker ses moindres mouvements.
Contre toutes attentes, la lionne est tenace. Elle le tient fermement entre ses crocs et ne desserre pas. A la manière d’un chien enragé, elle lui bouffe la jugulaire et cherche désespérément à l’envoyer au tapis. Parce qu’elle a besoin de réponses. Parce qu’elle ne supporte plus de vivre dans le mensonge. Ce regard épuisé, Roni le connait mieux que quiconque et en l’espace de quelques secondes, le tatoueur baisse les armes. Il a de l’empathie, de l’affection pour cette douce jeune femme. Après avoir passé tant d’heures à l’observer, il est maintenant capable d’appréhender ses réactions et ses attitudes. Et là, ça chauffe pour lui. Le volcan est en éveil. La fatigue laisse place à la rage. Et lorsque sa bouche tressaille, il ne fait pas bon d’être dans le sillage de la nymphe. Kidd brise le silence, réclame son dû. Elle feule, acerbe et lasse d’être prise pour la dernière des connes. « Je ne sais rien de toi Babe. » Il insiste sur ce surnom qui lui brûle déjà les lèvres. Quelle douce torture que de le prononcer enfin à haute voix. « Babe, c’est comme ça qu’on t’appelle au club non ? » Ces mots sont inutiles. Ward parle pour parler. Pour détourner la conversation et noyer son attention.
De son côté, la sauvageonne pare et lance l'assaut. Ses puériles menaces non dissimulées lui tirent un sourire. Premièrement, parce que les flics bossent déjà sur son cas. Et deuxièmement, parce que les gorilles à qui elle fait référence font déjà partie de son gang. Bien tenté beauté, mais pour le coup, Roni franchit la ligne d’arrivée avec une large longueur d’avance. « On est du même monde toi et moi ... et la ville est petite … J'connais déjà tes gars. » Ta sécurité, c’est moi qui la gère, eut-t-il envie d’ajouter. Encore une fois, la retenue est de mise et le dealer se félicite de ne pas avoir courbé l’échine devant ses grand yeux bruns.
Répondant à l’appel de l’ivresse, le môme s’éloigne de cette créature qu’il ne peut s’empêcher de désirer. A regret, il détache ses opales des siennes, s’empreigne une dernière fois de son scandaleux visage et s’approche, à la manière d’un papillon trop aveuglé par la lumière, des néons criards du club.
C’est là que les choses s’accélèrent. Bien trop étourdi de s’être fait misérablement cramé, Roni ne voit rien venir. Des bruits de pas, une main sur son épaule, un geste ferme qui l’oblige à stopper sa course infernale. Babe revient à la charge, plus déterminée que jamais. L’insolente n’en a pas fini avec lui. Et au final, c’est tant mieux, car au fond, c’était ce qu’il souhaitait ardemment. Qu’elle lui court après, qu’elle le réclame. Que ça vienne d’elle. Qu’elle lui expose ses failles et lui libère sciemment un angle de tir. Cette opportunité ne se présentera pas une deuxième fois et en vrai petit con, le gamin se félicite d’avoir gagné cette manche.
Un énième sourire rehausse ses pommettes avant que sa belle ne lui arrache le souffle et le cœur. Barbra, dans sa fougue, se pend à son cou. Putain. Ses doigts sur sa chair l’électrisent. Impératrice, elle visse son regard dans le sien et sonde son âme. Comme personne ... Avec un aplomb déconcertant. Elle est belle, bonne, bandante, sauvage …
Respiration saccadée, myocarde au bord des lèvres … L’instant est parfait. Elle, lui, eux, ce parking minable - témoin d'un rapprochement inespéré. Pour la première fois. L’enfant terrible veut sa bouche, aspire à découvrir chaque parcelle de sa peau, à glisser ses mains entre ses cuisses. Machinalement, ses doigts viennent épouser sa taille recouverte d’un fin tissu. Au diable sa robe. Son souffle teinté d’alcool lui caresse l’épiderme et Roni se laisserait presque aller, bercé par cette savoureuse mélopée.
Mais voilà qu’une bagnole débarque. Les phares l’aveuglent et le mauvais son qui s’échappe de l’habitacle ne présage rien de bon. Hernando. Bordel … Sans crier gare, il s’empare des hanches de Babe et tous deux disparaissent dans l’enceinte du club. À l'abri des regards ... Loin de la réalité ... Fuyant le raisonnable.
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Mar 26 Sep - 19:19

interrogatoire interminable qui ne parvient pas à la contenter. barbra a les nerfs à vif, sans cesse repoussée dans ses interrogations et à jamais éloignée des réponses qui lui sont chères. elle devrait s’en foutre, barbra, de sa vie à ce gars-là. elle devrait s’en foutre mais c’est pas le cas. parce que barbra… ouais, p’têtre bien qu’elle serait vexée à l’idée qu’il ne la suit que pour jonah. qu’il ne la regarde de cette manière affamée que par devoir et non par un quelconque désir inassouvi pour la déité qui enrôle les cœurs, fait taire les têtes. peut-être qu’elle s’est attaché, barbra, à la présence de ce client qui l’attire tant. peut-être que la solitude lui est monté à la tête, qu’elle s’est persuadé qu’ils avaient une attirance commune, un véritable lien (ténu, certes, mais un lien quand même) qui se tissait. alors elle a besoin, la kidd, d’avoir des réponses. elle a besoin d’avoir la certitude que son attitude est la personnification d’une envie certaine pour elle. et en même temps, ce serait tellement… étrange. un stalker, un vrai.
la vérité, c’est qu’il n’y a pas de bonne solution. peu importe la réponse, barbra sortira les crocs pour l’achever, le secouer, sentir le sang chaud et sirupeux contre le bout de sa langue. alors elle devrait n’avoir que faire de la réponse, mais la frustration est trop grande. on lui résiste, et la naïade n’en a absolument pas l’habitude. elle se mue en luxure, se nimbe dans les attitudes sulfureuses, devient charisme et attise l’avidité.
au fond, barbra fulmine. barbra le désire, barbra est un petit chien qui remue la queue pour obtenir une attention de son maître. barbra change de rôle, devient dominée plutôt que dominante. barbra quitte son joli costume de lion auquel elle s’était tant habituée pour redevenir un adorable chaton. mais barbra ne veut pas. barbra ne veut que des réponses.
des réponses pour pouvoir l’oublier.
des réponses pour pouvoir le barrer (de sa vie, de son esprit).
des réponses pour gagner.
et ces nouveaux assauts qu’elle tente désespérément et auxquels il continue de résister obstinément. putain ! elle aimerait beugler. les images s’amoncèlent dans son esprit, douces tortures qu’elle aimerait lui faire subir. mélange de violence et de passion. mélange de fureur, de haine, et d’amour. le sang qui se mêle à la salive, glauque et gore, effrayant et tellement attrayant à la fois. vampires laissent s’exprimer leurs bas instincts.
« Je ne sais rien de toi Babe. »
c’est la première fois. la première fois qu’elle doit réprimer un frisson de plaisir qui remonte le long de son échine en entendant son nom murmuré par d’autres lèvres. la première fois depuis jonah, du moins. mâchoires qui se crispent, souvenirs heureux qui assaillent l’esprit et qu’elle repousse avec hargne, tristesse et déception.
« Babe, c’est comme ça qu’on t’appelle au club non ? »
elle brûle de l’entendre souffler entre deux rauques de plaisir son prénom dans son entièreté. barbra découvre avec effroi, grâce à ce gars, les affres incroyables et incompréhensibles du désir. elle ne le connaît même pas, et pourtant chacune de ses intonations ne fait que l’attiser davantage.
consumée par un feu interne.
elle hausse (faussement) nonchalamment les épaules.
« oui. mais je préfère qu’on m’appelle kidd. »
aveu-mensonge, sa réaction qu’elle guette avec l’impatience d’un fauve affamé. elle aimerait tant qu’il se trahisse… elle aimerait tant qu’il demeure impassible… impossible de choisir.
« On est du même monde toi et moi ... et la ville est petite … J'connais déjà tes gars. »
elle relève élégamment les sourcils dans une expression étonnée pour mieux le détailler de la tête aux pieds.
« absolument pas. »
elle tranche, condescendante. repousse-le, catin ! renvoies ce gamin dans son monde de misère, continue de n’aimer que le luxe offert par de l’argent sali ! clament en écho le cœur et la cervelle. barbra n’a jamais connu la précarité. barbra n’a jamais su se satisfaire de sa richesse héritée, barbra ne s’imagine pourtant pas dans les basses classes (trop d’habitudes créées). barbra veut le faire craquer, se montrer si odieuse qu’il n’aura plus que quelques scrupules à lui montrer le vrai lui.
jax.
roni.
sorèn.
quelle importance.
les trois à la fois s’il le veut. se montrer violent, témoigner de ses envies secrètes et interdites, faire exploser cette tension qui règne entre eux depuis le premier soir où elle s’est rendue compte de sa présence électrisante.
« si tu sais de quels gars je parle, alors tu sais forcément qui je suis. tu sais forcément que je ne suis pas que babe. »
elle argue, hautaine. fuck ! elle hait son statut, babe. elle hait jonah pour tout ce qu’il lui fait endurer, pour cette prison dorée. et pourtant, c’est toujours le même sentiment de supériorité qui serpente dans ses veines comme une petite dose de l’une des meilleures drogues sur le marché.
extase.
être plus que babe, être plus que barbra blues, être barbra kidd. être l’épouse d’un homme influent qui pourrait décider de la vie et de la mort de tout un chacun en claquant des doigts. paradoxes qui se créent entre le plaisir qu’elle ressent à l’idée d’une puissance qu’elle a acquis par ricochet et son dégoût pour l’illégalité.
et barbra qui change de tactique. et barbra qui en a assez de se battre, de tenter d’obtenir des réponses qu’elle n’obtiendra sans doute jamais. et barbra qui veut s’exprimer.
les hommes de jonah sont trop souvent à l’affût pour que babe ramène quelques amants triés sur le volet dans la villa imposée. et ils sont bien trop concentrés sur ses faits et gestes pour qu’elle puisse passer ne serait-ce qu’un peu de temps chez quelqu’un d’autre. (elle risquerait de s’envoler, jolie petite colombe que l’on souhaite garder.) alors ça fait environ un an que barbra n’a connu que la solitude. que barbra joue avec le désir des clients (et parfois légèrement avec le sien) sans pouvoir laisser la tension s’écouler au travers de deux êtres, de deux corps qui s’animent à l’unisson.
barbra a besoin d’avoir un contact avec cet homme. de lui montrer cet intérêt qu’elle a toujours feint de ne pas ressentir.
et quand les peaux se frôlent, c’est un courant électrique de trop haute intensité qui la secoue. quand elle sait qu’elle a gagné, quand elle le sent ployer, les mains attachées à sa taille qui n’est que trop peu couverte, le bas de ses reins ne devient qu’un tas de cendres encore fumantes, décimé par la lave qui oscille entre les organes.
elle le veut.
miens, grogne l’animal primaire.
elle fronce légèrement le bout du nez en sentant les vapeurs d’alcool de son haleine ; ce n’est pas comme ça qu’elle imaginait les choses. néanmoins, si elle devrait en être écœurée, leurs souffles qui se mêlent ne cessent de la consumer.
mais le moment est brisé.
tout se passe trop vite pendant ce baiser avorté.
les pieds qui obéissent à la direction qu’on leur ordonne de prendre ; chemin jusqu’au club qui se fait par automatisme alors que le cerveau tente encore de comprendre les évènements. une fois les portes du club franchies, barbra reprend conscience de la situation. le club, c’est son terrain. elle le côtoie depuis trois ans, qu’il s’agisse du club de strip-tease ou même de ses autres ailes. alors babe attrape la main de son stalker, doigts qui s’embrassent et se joignent, pour l’amener vers des coins secrets. vers des endroits que les clients lambdas ne peuvent pas connaître et encore moins soupçonner. barbra a un sens aigüe du danger. petite pièce étroite (presque un placard à balais) qu’ils atteignent finalement, le souffle coupé.
et babe, elle se fiche (pour le moment) de savoir ce qu’il s’est passé. de comprendre pourquoi ils ont dû s’échapper. babe ne lâche pas les doigts de l’homme, colle l’entièreté de son corps contre le sien et dépose ses lèvres sur les siennes dans un baiser-papillon mais également baiser-passion. elle n’est pas douce barbra, n’est pas sauvage non plus. entre-deux qu’elle parvient à trouver, manière implicite de le marquer. barbra bestiale et primitive qui le fait sien aux yeux de toutes ces femmes aux opales ébahies en train de se préparer pour la prochaine danse…
les loges dans lesquelles barbra et son séduisant inconnu sont venus se perdre pour mieux s’aimer…
pour mieux s’évader.
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Mer 11 Oct - 17:00

Elle n’est pas que Babe, qu’elle rétorque. Maligne la liane, mais insuffisant. Roni c’est une tombe. Et les simples mots surveillance, Jonah … obsession … ne franchiront pas le seuil de ses lèvres. L’épouse s’entête, alors qu’au plus profond de son être, sa raison hurle à la méfiance. Babe sait qui il est … Elle connait les raisons de ce stalking incessant. La vérité est sûrement top dure à admettre, alors, elle pare ses rétines mordorées d’un voile opaque. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien admettre, tacler les suppositions pour les foutre au tapis. Une existence bercée d’illusions et de mensonges. Les fondements même de son mariage.
Alors non, à ses yeux, elle n’est pas que Babe. Elle est la tentation même, ce feu qui lui dévore les entrailles, ces palpitations ridicules qui lui bouffent le myocarde … Elle est cette pulsion charnelle qui l’habite depuis qu’il a posé ses valises à Eagle State. Elle représente cet espoir de renouveau. Parce qu’auprès d’elle, il renait de ses cendres le môme. Il sait pourquoi il se lève, il sait pourquoi il ne se fout pas le canon de son flingue dans la bouche. L’appel de la gâchette est tentant … autant que les courbes divines de son ange.
Les mots manquent. Et en même temps … que dire ? Qu’il la désire ? Qu’il s’est pris au jeu du flicage ? Qu’il l’imagine, chaque soir, relever chacun de ses fantasmes ?
Babe, c’est un bacille pathogène. Elle court le long de son épiderme, s’insinue dans sa chair. Sournoisement. Puis, elle vient lui bouffer les méninges afin de s’y faire une place de choix. Babe c’est une tumeur et en la laissant le toucher, Ward vient connement de se condamner.
Ses yeux se ferment, car le texan connait le dénouement de tout ceci. Leurs lèvres qui se scellent, leurs bouches assoiffées qui se baisent. Après des mois d’attente et de frustration, la sauvageonne s’offre d’elle-même.  
L’instant se suspend et le gamin imprime cette exquise image dans son crâne un peu trop cabossé par la vie. Face à lui, dans ce fourreau clair, l’objet de tous ses désirs. Princesse qui déchaîne ses passions. Barbra … pour lui et rien que pour lui. Dans sa caisse, à même le sol … Peu importe.
Roni perd pied, mais le couperet tombe.
L’arrivée subite et tonitruante d’Hernando lui rappelle le merdier dans lequel il s’est fourré. Parce que l’on n’échappe pas à la Nuestra Familia aussi facilement. Parce qu’un pacte de sang, c’est accepter de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus du crâne. Le grondement rutilant du moteur aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Le tatoueur aurait dû prendre ça comme un avertissement, à la manière d’un signal lumineux et criard. On ne couche pas avec la femme du boss asshole !
Mais c’est trop tard … Puisqu’il l’entraine déjà à l’intérieur du club. La tentation est si grande qu’il lui est impossible de faire marche arrière. Babe ne comprendrait pas. Et lui, il ne veut pas comprendre. Roni pousse prestement la porte en quête d’un refuge mais la lionne prend bien vite l’ascendant. Ici, elle est la reine. Les autres danseuses plient face au sex-appeal qu’elle dégage. Elles sont bandantes, certes, mais elles ne sont pas Barbra. Elles ne sont pas sa jumelle non plus.
Leurs mains s’unissent. Nouvelle fièvre. Le regard du jeune homme se perd dans la foule ambiante. Des hommes, quelques femmes, s’enferment entre ces quatre murs pour vivre un moment hors du temps. Un moment chargé d’érotisme et de plaisir. Plus loin, une strip-teaseuse darde un badaud de ses yeux rieurs. La musique est forte, sensuelle … A l’image de ce lieu de débauche.
L’impétueuse créature presse le pas. Ward le laisse porter par cette fougue. Quelques instants plus tard, l’amazone stoppe sa course folle derrière une porte feutrée. Dans cet espace réduit, les deux pécheurs retrouvent une promiscuité maintes fois désirée. Il n’attendait que ça Roni. Qu’elle l’invite dans sa loge, une fois son show terminé. La tension a toujours été palpable entre les deux, mais ce soir, elle frôle l’indécence.
Moment suspendu au-dessus des étoiles.
Barbra le sonde. Encore … De ses immenses yeux fait d’or et de bronze. Puis, elle se colle à lui. Les corps s’attachent, s’apprivoisent.
Respirations saccadées avant l’extase. Putain … Le palpitant de Roni explose mais sa raison l’implore de cesser. C’est dangereux. Trop dangereux. Les deux amants vont y laisser des plumes, si ce n’est plus. L’enfant terrible l’enlace avec ardeur. C’est instinctif et désespéré. Il s’empreigne de tout ce que cette fleur mortelle peut lui offrir. Ce grain de peau doré, cette crinière sauvage, ces hanches qui roulent sous ses doigts. Peu importe les murmures autour d’eux. Ward se fout d’offrir un spectacle indécent aux yeux éberlués et envieux des danseuses. Il ne veut qu’elle Babe. Maintenant … A jamais.
Une mélodie entrainante annonce le show et à regret, les scandaleuses créatures s’échappent, déçues de ne pas en voir davantage. Seuls, les deux fous se détachent l’un de l’autre. Marqué de ses lèvres pulpeuses, il n’aspire qu’à la posséder. La faire sienne, pour l’heure … pour la nuit, qui sait ?
« Je t’ai tellement désirée … » Ces propos, quasiment inaudibles percutent les murs de la loge, à la manière d’une tendre confession. Cette attirance, ce fardeau, Roni se devait de l’expier.
Nouvelle vague de désir qui lui escamote les reins.
Et dans une violence qui lui est propre, il s’empare de sa taille et vient plaquer la strip-teaseuse contre son corps. Son bras droit fait rempart, mais sa main gauche dégage anarchiquement des cosmétiques qui trônent sur la première coiffeuse venue. Le bruit est sourd, autant que celui de son cœur qui semble vouloir s’échapper de sa poitrine.
Poupée de chiffon assise sur ce meuble bon marché, Ward la veut docile et furie, sage et rebelle. Sans nuances. L’ascension de son cou de cygne est salvatrice. L’insolent se veut audacieux et part à l’assaut de sa bouche. Il veut ruiner ce rouge couture qui orne ses lèvres boudeuses. Ruiner cette couleur sang qui lui rappelle sa terrible allégeance et son sort funeste.
Soupirs languissants.
Le gamin entoure violemment ses interminables jambes autour de sa taille.
Soupirs languissants.
Ses doigts glissent sous son fourreau, découvrant lentement sa peau de lait …
Soupirs languissants … jusqu’à l’ivresse.
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MessageSujet: Re: all my feelings are all fucking mixed (babi)   Jeu 12 Oct - 23:56

situation vaporeuse qui s’effrite entre les doigts désespérés et tendus. garder le contrôle de la situation… impossible scande le palpitant et le cœur en un écho désordonné.
le myocarde bat à son propre rythme, mélopée entre jazz et électronique. le sang fouetté par la panique, le creux des reins embrasé par la proximité de cet homme qu’elle n’a eu de cesse de désirer.
elle s’est longtemps interrogée sur tout ça, barbra, perdue dans sa tour ivoirine, raiponce des temps modernes. pourquoi cet inconnu au regard enfiévré parvient à faire naître un brasier au creux de son estomac, à faire danser des papillons au bout de ses doigts ? aucune explication convaincante. certains diraient le coup de foudre, certains clameraient un hasard bien senti et une attraction impossible à ignorer. babe préfère ne pas se mouiller. babe se laisse aller à ces envies enivrantes qui la rendent tremblante, exprime cette volupté sulfureuse qui est la sienne en présence de cet inconnu.
et la frustration toujours plus grande de n’avoir aucun nom à déposer sur un visage. l’homme sans nom, l’inconnu qui excite les sens, le mystère qui le nimbe et ne le rend que plus intéressant. mais babe ne veut pas d’un amant d’un soir dans les bras duquel s’oublier quelques instants, soupirer jusqu’à avoir les cordes vocales élimées.
de toute façon, babe ne peut rien avoir. prisonnière de sa cloche de verre, à envoyer des sms sur la buée causée par sa respiration erratique à l’idée d’être libérée. babe ne peut ni avoir cet inconnu ni la relation passionnelle qu’elle devine qu’il pourrait lui procurer. barbra ne veut qu’empiler ses affaires dans des valises trop lourdes pour partir sans se retourner, sans regretter…
et pourtant. déjà le fil rouge qui les lie et qu’elle ne peut décemment envisager de briser. être loin de lui la tuerait. adieu la lionne indépendante qui rugit, bonjour le palpitant asservi. barbra a haï cette simple idée depuis que jonah l’a trompée. recoller les morceaux d’un palpitant brisé est bien trop éprouvant, une perte de temps.
mais le temps n’est plus aux réflexions inutiles ; il faut fuir. babe ne comprend rien, babe n’aime pas être traînée derrière quelqu’un comme une vulgaire poupée de chiffons. barbra reprend le contrôle dans ce temple de la débauche qu’elle connaît sur le bout des doigts, le bout de la langue, l’épiderme échauffé par des dizaines et des dizaines de caresses qui l’ont laissée écœurée. elle devrait l’être d’ailleurs à l’idée d’avoir des contacts charnels avec l’un de ces clients libidineux qui sont les siens… l’inconnu qu’elle ne peut s’empêcher de dévorer de son regard de braise. mais l’inconnu n’est pas n’importe qui.
l’inconnu est sien.
souvenirs qui remontent, serpentent le long de l’œsophage pour être vomis dans un rugissement féroce d’une bonnie en train de roucouler aux côtés de son inconnu. intérêt certain qu’elle a lu dans les prunelles de sa cadette jumelaire, intérêt qu’elle a tout fait pour effacer. sans succès. possessivité animale qu’elle a aussitôt ressenti, koala autour de son eucalyptus. la proie ne sera pas partagée, combien même ce ne serait que pour la sororité.
et toujours se heurter à cette plaque de verre qui a été érigée entre les deux amants maudits. alliance qu’elle a cessé de porter et qui continue d’exister pour la faire suffoquer. elle devrait s’en moquer barbra, intouchable grâce à ce petit anneau luxueux qui la relie au bras-droit craint. mais au fond, peut-être que barbra ne s’en sent pas capable.
un jour, dans ce palpitant cabossé par les années et les coups-bas dénoncés, y’a eu de l’amour pour jonah. l’impression de le trahir et pourtant les épaules haussées, ce besoin de lui rendre la douleur causée, ce besoin de s’émanciper. l’impression persistante de n’être qu’un fauve gardé en cage, de ne pas réellement exister.
avec lui, même pour une nuit, elle sent la vie s’insuffler dans ses poumons et dans son palpitant défoncé. avec lui, sa vie est métamorphosée. elle n’est pas la princesse prisonnière de son tortionnaire mais une femme désirée. elle n’est pas barbra kidd, elle est sienne.

et ce soir, babe se fiche de tout le reste. babe se fiche d’être enfermée dans cette pièce trop serrée avec d’autres prostituées. la peau en émulsion, le palpitant désaxé, les opales brûlantes, elle irradie d’un désir trop longtemps comprimé. peu importe qu’ils soient tués, peu importe que ça ne dure qu’une unique nuitée, elle a besoin d’être à ses côtés. d’être aimée, adulée, de redevenir cette femme puissante dans sa féminité qu’elle avait oublié de demeurer. barbra qui ne fait que jouer avec la virilité, l’exacerber, l’amadouer, pour finalement être dénudée de sa vie intime par son époux.
« Je t’ai tellement désirée … »
le monde peut s’arrêter demain.
elle peut tomber enceinte en quelques coups de reins.
il peut se passer n’importe quoi.
ça ne compte pas.
plus rien ne compte.
elle ne le connaît pas.
il pourrait être n’importe qui, lui faire n’importe quoi.
elle ne désire qu’une chose : être avec lui. laisser parler son corps, sentir leurs peaux échauffées se toucher. sentir son palpitant exploser.
les jambes qu’il force à entourer son bassin, barbra qui ne parvient pas à choisir entre feulements agacés et frustrés et ronronnements amadoués. les ongles qu’elle plante dans sa chair pour tracer la ligne de son dos maladroitement, stoppée par les habits qui la dérangent.
elle se consume entièrement, les lèvres de son amant qui la font frissonner. la respiration douloureuse, le désir qui la fait suffoquer, l’envie qu’elle ne peut plus arrêter. les mains violentes qui s’écrasent contre les tissus qui les séparent pour mieux l’en débarrasser, maladresse qui s’exprime par les gestes désordonnés. le cerveau est déconnecté, ne compte plus que les corps qui ne pensent qu’à se lier.
bruit sourd qui résonne alors que les amants se sont déjà délestés d’une partie de leur tenue. la porte qui ne tarde pas à être enfoncée par quelques hommes armés, les babines saillantes et les crocs montrés. ils veulent se battre, en découdre d’une quelconque manière. frustration qui noie barbra qui ne tente même pas de se couvrir, pudeur depuis longtemps oubliée.
« reculez, » elle gronde.
les hommes se regardent, ricanent quelques instants. barbra s’avance, jamais décontenancée.
« je suis barbra kidd. si vous ne voulez pas d’ennui, je vous conseille sérieusement de partir de cet endroit. »
posture défensive et animale, gamine qui ne fait que rugir alors qu’elle est incapable de se battre. pourtant, le nom parvient à faire sonner les cloches d’alarmes dans leur tête dénudée de cervelet. néanmoins, ils demeurent figé à leur position… et leur discours change. comme s’ils y étaient affilié.
« madame kidd, vous n’avez rien à faire avec roni. »
barbra relève les sourcils, se tourne vers l’intéressé. roni. elle l’aurait parié ! victoire qu’elle ne prend pas réellement le temps de savourer.
« je suis assez grande pour savoir ce que je dois faire. »
elle campe sur ses positions, mains sur les hanches. cependant, les hommes s’approchent et l’attrapent par les bras.
« nous devons vous ramener chez vous. »
« vous n’avez pas le droit ! c’est du kidnapping ! »
elle beugle, balançant ses poings, ses coudes et ses jambes dans toutes les directions. ils la traînent malgré elle, et elle se tourne légèrement pour supplier :
« roni ! »
liberté tant espérée, tant chérie, dont on ne cesse de la priver. l’espoir (qu’elle ne devait plus jamais ressentir) qui fait vibrer son palpitant… sans doute pour être mieux déçu, plus désillusionné. roni la veut mais roni ne risquera jamais sa place pour des courbes sensuelles.

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