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 What the hell are you doing ? (Aliyah)

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Bras droit ○ Shady Reaper


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MessageSujet: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Jeu 7 Sep - 10:54

Adonys venait juste de finir la fournée. Il souffla, épuisé par cette énième journée où ses nerfs avaient été mis à rude épreuve. Se concentrer, ça lui demandait beaucoup d’énergie, et c’était quelque chose qu’il avait du mal à mettre en place. Malgré tout, il n’était toujours pas disposé à prendre ses médocs qui le rendait agar, calme, et discipliné. Ce n’était pas lui. Il n’aimait pas être cette personne même si il devenait un modèle de vertu quand il les prenait. Tant pis, il essayait de gérer sa maladie autrement. Il retira sa combinaison de protection, et sorti hors de l’entrepôt. Il tomba nez-à-nez avec son père qui fumait une cigarette. Il décrocha un sourire à son fils, et lui avoua que sa sœur adoptive était sur un coup, et qu’il allait étendre le territoire des MS-13. Il écarquilla les yeux, énervé mais aussi outré qu’elle ne lui en avait pas parlé.

En ce moment, leur relation était assez tendue. Il l’évitait. Sans vraiment savoir pourquoi, il n’avait plus envie de la revoir. Peut-être qu’elle lui rappelait trop le souvenir de sa défunte mère ou peut-être pour autre chose. Quoiqu’il en soit, il se devait de la voir, tout de suite. Il lui envoya un sms et lui demanda de le rejoindre dans un parc, là où ils seraient tranquilles pour discuter. Il bouillonnait à l’intérieur.

Il l’attendit sur un banc, les jambes agitées, ne pouvant plus se contenir. Quand il la vit arriver, il décida directement de mettre les pieds dans le plat.

- Ali, j’y crois pas ! T’as intérêt de me dire que c’est une blague ! s’énerva-t-il en venant à sa rencontre.


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Bras droit ○ Shady Reaper


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Jeu 7 Sep - 15:29

L’adrénaline te submerge. T’es habitée par une excitation que t’as rarement ressentie avant, même pas depuis ton entrée au sein du MS-13. Alors que certaines filles de ton âge s’amusaient avec des poupées plus jeunes, toi tu commençais à manier les armes à feux. La rage qui t’habitait depuis que t’étais partie de chez toi ne te quittait jamais. Grâce à elle, pas à un seul coup de feu tu n’avais cligné des yeux ou pris peur. Au fond tu savais que t’étais faite pour faire ça. Ton histoire définie qui tu es. La tienne t’a tellement impacté qu’il était impensable pour toi de trouver un travail normal, dans une petite ville normale où tu aurais fréquenté des gens normaux. Impossible. Chiant à mourir. Non, non. Le gang c’est ton oxygène, c’est ta famille. Ils ont tous été présents alors que tu n’avais plus personne. Tu leur dois une reconnaissance éternelle et t’es fière de pouvoir dire que maintenant, tu fais partie des leurs. Ton père t’a convoqué pour te faire part d’une mission que tu ne t’attendais pas à recevoir. T’es sa fille, t’en as fait des missions mais toujours sous la protection d’autres membres du MS-13. Aujourd’hui, t’es seule. Et t’aimes ça. Ça faisait des mois et des mois que tu n’attendais que ça. T’avais rien. Que des petites missions par-ci par-là mais jamais rien de bien concret. Tu suspectais Adonys de faire capoter toutes les missions que votre père voulait te donner à toi. Il a toujours voulu te protéger de ce monde mais c’est pas son rôle et c’est surtout pas sa décision. Il a parfois du mal à le comprendre… d’ailleurs,  alors que tu t’apprêtes à partir pour le territoire des Bloods tu reçois un message de ton frère adoptif qui t’ordonne de le rejoindre. Tu sais très bien ce qui va se passer quand vous vous verrez mais t’hésite pas à un instant. A chaque fois qu’Adonys veut te voir, tu accours. Il est ton point d’ancrage, Adonys. Du moins, il l’était. Il a mis beaucoup de choses de côté, dont toi. Surtout toi. Tu lui en veux pas. C’est une des rares personnes à qui tu ne pourras jamais en vouloir. C’est Adonys. Tu le rejoins donc au parc où il te donne rendez-vous et t’es pas surprise de le voir arriver en trombe devant toi. « Bonjour à toi aussi. » Tu sens que cette rencontre va être éprouvante mais tu fais l’autruche et contre-attaque avec ton air innocent. « Je peux savoir de quoi tu parles ? » Evidemment, tu sais de quoi va traiter cette énième dispute mais tu ne fléchiras pas. Tu le laisses faire tout ce qu’il veut alors qu’il en fasse de même. Tu t’inquiètes néanmoins en constatant son agitation que tu ne connaissais que trop bien. « T’as pris tes médicaments ? » souffles-tu calmement, lui lançant par la suite un regard désapprobateur.
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Bras droit ○ Shady Reaper


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Jeu 7 Sep - 18:51

C'était inconcevable pour Adonys que sa sœur traîne dans ce milieu. Pourtant, elle était forte de caractère. Elle était comme son père et usait de la violence quand il fallait. Adonys n'était pas comme eux. Encore une fois, c'était le vilain petit canard, le marginal, celui qui ne faisait pas comme les autres. Il aimait son père, sa sœur, mais la violence lui avait déjà tant pris. Trop de sang avait déjà coulé. Par contre, il vouait une haine énorme au Bloods. Ceux qui lui avaient pris sa mère. Il aurait pu tous les tuer un par un. Il imaginait d'ailleurs la scène, lui tenant une arme, visant le cœur de chacun de ses hommes. Il savait tirer. Son père lui avait appris. Mais ce n'était pas un meurtrier.

D'ailleurs son père l'avait plus ou moins compris et l'avait rejeté. Adonys sentait d'ailleurs qu'à un moment, il allait sûrement lui proposer de descendre quelques mecs qui lui devaient de l'argent. Et le brun devrait accepter. Malgré lui. Il ne savait pas encore comment faire, mais il savait qu'il n'avait plus le droit de décevoir son père qui allait tôt ou tard, le mettre à l'épreuve. Il devait mentalement se préparer.

Pour le moment, tout ce qu'il désirait, était de faire entendre raison à Aliyah. Alors il avait été brutal, impoli, mais il se fichait des codes.

La jeune femme lui répondit sarcastiquement, et à ça, il leva les yeux au ciel pour lui faire comprendre son exaspération.

- Tu sais très bien de quoi je parle ! Je comprends pas pourquoi tu fais ça, tu veux mourir dans d'atroces souffrances ou quoi ? Tu penses pas que tu aurais pu m'en parler avant de faire ça seule ? Tu trouves pas que la mort de notre mère a déjà été assez ? Lança-t-il, énervé et en même temps touché.

Quand elle lui demanda s'il avait pris ses médicaments, il soupira et répondit :

- C'est pas vraiment le plus important à régler, Aliyah, on s'en fou des médocs.

Il se fichait bien de sa santé tant que sa sœur restait saine et sauve.



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Bras droit ○ Shady Reaper


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Ven 8 Sep - 14:26

T’es pas en sucre Ali. T’es même loin d’être fragile mais ça, Adonys il a pas l’air de le comprendre. Jamais t’as montré de signes de faiblesse devant lui pourtant, t’y as bien veillé. Quand votre mère est décédée, t’as pleuré. Mais pas devant lui. Ce n’est pas dans ton tempérament de te laisser guider par tes sentiments. T’es toujours dans le contrôle et ça qu’importe la situation. Il fallait que tu sois là pour lui à ce moment-là. T’as séché tes larmes et tu l’as retrouvé. Tu ne sais pas combien de temps il est resté là dans tes bras mais s’il avait voulu y rester des années, t’aurais pas bronché. C’était ça votre lien avec Adonys. Le jour où l’un des deux est au plus bas, l’autre est là. T’as pas honte de dire que tu pourrais tuer pour Adonys. Dans un contexte différent tu pourrais passer pour une déséquilibrée mais à Reno avoir le courage de tuer est une fierté et tu sais que si quelqu’un touchait à un cheveu d’Adonys t’hésiterais pas. C’est surement ça qui pousse votre père à te confier des missions plus importantes et dangereuses. Il a compris que de votre binôme t’étais celle qui n’avait pas peur de se salir les mains. La noirceur de ses yeux reflétait dans les tiens. C’était ce regard qui provoquait la crainte. Il t’a modelé à son image et t’es incapable de penser ta vie autrement qu’il l’a pensé pour toi. Adonys lui il est différent. Quelque part, tu voudrais lui ressembler. Il en a connu des choses traumatisantes ton Adonys et pourtant il a le fond bon. Tu sais que toi t’es mauvaise jusqu’à la moelle… ou peut-être que pas. La seule personne qui fait ressortir tes bons côtés, c’est Adonys. Parfois ça te fait un bien fou. Tu te laisses même convaincre que tu mériterais d’être sauvé, de sortir du MS-13 et de t’enfuir. Tu rêves parfois de ce que serait ta vie sans tout ça. Mais tu renonces parce qu’au fond tu sais que sans le gang, tu serais plus rien. C’est pour ça que tu ne dis plus rien à Adonys. Il veut te faire renoncer à ce qui pour toi fait que tu existes. T’es pas prête à abandonner ton père. T’aurais pu à une époque mais Adonys t’a mise à l’écart et t’as pas su ce que tu devais faire. C’est à cette époque où les missions ont commencé à se multiplier pour toi et tu y as pris goût. La boucle était bouclée.
Adonys ne décolère pas et tu as l’amère impression qu’il s’adresse à une petite fille et ça ne te plaît pas du tout. Il utilise votre mère et ça, inconsciemment ça te touche. Ça te touche parce que tu sens que lui ça le touche et tu supportes pas de le voir souffrir. Seulement t’es bornée et tu ne veux pas céder. Tu restes sur tes positions le fixant droit dans les yeux. « T’en parler ? » dis-tu en riant nerveusement. « J’ai autre chose à faire que d’attendre ton autorisation. » lances-tu cassante. Tu as encore en travers de la gorge cette mise à l’écart et t’as pas l’intention de lui rendre des comptes. « Je suis en âge de prendre mes propres décisions et ça va falloir que TU l’intègres. » rages-tu en posant un doigt sur son torse pour le désigner personnellement. Sa remarque sur ses médicaments te fait doucement sourire. « Prends tes responsabilités avant de venir m’emmerder et prends ces putains de médicaments. » C’est une manière aggressive de dire les choses mais c’est de l’inquiétude qu’il peut lire dans ton regard, comme si tu étais touchée… évidemment que tu l’étais.
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Ven 8 Sep - 15:52

Il savait que Aliyah était une tête de mule, une dure à cuire, et qu’il n’allait pas lui rentrer dedans aussi facilement, mais l’air de rien, Adonys non plus n’était pas si sage. Il était loin d’être le gentil garçon posé et docile, d’ailleurs malgré le fait que Aliyah était plus hargneuse, elle était bien plus obéissante que Adonys qui n’en faisait qu’à sa tête. Il se fichait de tout, et de tout le monde, à part de ses proches. Seul leur avis comptait à ses yeux. Et encore, il agissait souvent comme si rien ne comptait, pas même sa propre vie qu’il voyait comme dérisoire ; c’était une des conséquences de côtoyer la mort très tôt. On remarquait qu’on n’était si fragile, si vains, si pathétiques, qu’il valait mieux vivre comme si la vie pouvait s’arrêter à tout moment car c’était bel et bien le cas.

Il passa une main dans ses cheveux bruns, stressé par la situation. Adonys était tout le temps sur les nerfs, comme si ceux ci étaient continuellement tendus comme des cordes de guitares. Il était prêt à péter un plomb à chaque instant, surtout quand ça touchait sa sœur adoptive. Il crevait d’envie de la serrer dans ses bras, de sentir son contact contre sa peau, mais non, il était trop fier et bien trop énervé contre elle pour se laisser tenter.

Il sentait la colère montée suite à ses remarques ironiques. Elle montrait les crocs, elle aussi, et Adonys ne pouvait nier qu’il adorait ça chez elle, le fait qu’elle ne se brise pas au moindre rapport de force parce que Adonys était le champion à ce niveau. Il n’aimait pas la violence physique, mais utilisait la violence verbale comme d’une arme de destruction massive.

- Je l’intégrerai quand t’arrêteras de prendre des mauvaises décisions ! Répondit-il en croisant les bras sur son torse après qu’elle l’ait touché.

Quand elle ajouta cette remarque plutôt facile mais vraie sur ses médicaments, le jeune homme ne put s’empêcher de serrer la mâchoire.

- Oh la remarque facile ! Souria-t-il de façon ironique. T’as jamais aimé celui que je suis sous médocs alors arrête tes conneries ! D’ailleurs t’as raison, je devrais les prendre comme ça je me poserais dans un coin et je te regarderais te faire exploser la tête par les Bloods !

Il regarda le sol, et soupira en imaginant cette horrible scène.

- Tu peux pas comprendre que je veux pas qu’il t’arrive quelque chose ? Notre père en a sans doute rien à foutre de toi pour t’amener là-bas, mais moi si ! Lança-t-il impulsivement.

Il savait que cela pouvait la blesser. Il mordit sa lèvre inférieure, regrettant aussitôt les paroles et surtout cette affection qu’il lui avait traduite.


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Bras droit ○ Shady Reaper


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Ven 8 Sep - 17:44

T’es hargneuse Aliyah. C’est sans doute pour ça que ton père a misé sur toi. A la mort de ta mère adoptive, les relations entre ton père et Adonys se sont détériorées. T’as rien pu faire. T’aurais aimé avoir été à la place de ton frère adoptif ce soir-là, où t’as perdu un bout de lui. Tu les aurais tout flingué toi. T’aurais pas réfléchi plus d’une seconde. C’est ce qui te différencie d’Adonys. Il n’est pas un meurtrier et toi tu le serais devenue sans sourciller. C’est comme ça qu’on t’a élevé, dans les règles. T’as toujours été à l’écoute et avec le temps t’es devenue le parfait petit soldat. Le destin s’est bien foutu de vous ce soir-là. Adonys n’est pas un enfant de chœur, pour sa mère il aurait tout fait, sauf ça... Nous nous sommes entraînés tous les deux au tir quand vous étiez petits. Il a jamais été fan. Toi t’étais prise dans le truc. La cible prenait souvent la forme du visage de ton père biologique. Tu tirais et en ressortais habitée d’une puissance qui te faisait frissonner. T’as toujours été discrète à ce sujet mais t’as toujours espéré secrètement tomber sur ce monstre pour lui tirer une balle dans la tête. Avec le temps, tes vieilles rancœurs ont perdu de la distance et t’es tombée sous le charme de ta nouvelle famille. Néanmoins tu sais que tu es prête. Si tu dois tuer alors tu le feras. Surtout pour ton père et pour Adonys. Le regard que ce dernier pose sur toi te fend le cœur. Tu le montres pas mais te disputer avec lui est une épreuve bien plus épuisante pour toi que d’aller te balader avec une cible dans le dos sur le territoire des Bloods. Ta fierté prend un coup à chacune de ses paroles et tu ne peux pas t’empêcher de le contrer de manière agressive et arrogante. C’est toi. Quand on t’attaque, tu te braques et t’affiches les représailles. « Monsieur à la monopole de la bonne décision ? Très bien, ravie de le savoir » réponds-tu devant son ton suffisant qui à défaut de te plaire d’habitude te met hors de toi aujourd'hui. Il devient de plus en plus cru et blessant mais t’essaies de pas flancher. Tu es d’accord avec lui. T’aimes quand il est dangereux. T’aimes son instabilité. T’aimes tout chez lui sans ces conneries mais tu sais que c’est pas bon pour lui. T’as peur qu’il lui arrive un truc et tu t’en voudrais à jamais si ça arrivait. « Ne pas les prendre t’en fais dire des conneries. Laisse-moi maintenant, faut que j’aille me faire exploser la tête et je suis en retard.. » souffles-tu rageusement. Sa remarque te fait si mal que t’hésites pas à le retourner contre lui. Inconsciemment tu veux lui faire du mal, comme lui il t’en fait mais tu te sens trop mal.. Ton cœur se sert et tu t’apprêtes à t’excuser mais lui renchérit. Là tu marques une pause avant d’enfin trouver quoi lui répondre. T’es sur le cul et tu veux qu’une seule chose : te barrer. Sauf que c’est lui et que jamais tu le laisses en plan. Tu subis le coup et baisses les yeux restant focaliser sur sa dernière phrase. Tu comprends qu’il tient à toi. Tu le sais. Tu l’as toujours su mais ses propos restent à se répéter dans ta tête. Tu finis par répondre sans oser le regarder dans les deux. Tu sais que sinon tu flancheras…« Il en a peut-être rien à foutre comme tu dis mais au moins lui il me fait confiance… » finis-tu par dire, à bout de force. A chaque dispute tu finis épuisée. Tu te risques enfin à le regarder dans les yeux. « J’ai besoin que tu crois en moi. Je te laisse faire des choix, laisse-moi faire les miens. » conclus-tu le visage plus sombre. Le masque que tu portes chaque jour pour ne pas te laisser atteindre se forme sur ton visage. Tu t'en veux de lui avoir faire voir ta faille. En même temps, ta faille, c'est lui.  
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Sam 9 Sep - 11:15

Adonys ne comprenait pas toujours certaines décisions de son père. Il essayait de ne pas le blâmer, de ne pas lui en vouloir, mais ce n’était pas simple. Quand le brun réalisait ce qu’il amenait faire sa sœur, il sentait son estomac se tordre. Le pire était que ce petit manège satisfaisait son père, comme si, il était au courant que ça perturbait Adonys, et qu’il s’en amusait. Cela ne l’étonnerait guère. Son père avait toujours d’une manière ou d’une autre le briser pour le fortifier. Sauf que ça ne marchait pas. Quand il était brisé, son monde s’écroulait et ça s’arrêtait là. Il se relevait, toujours avec plus de cicatrices, et il n’allait pas forcément mieux que la dernière fois. On ne s’habituait pas si facilement à la douleur et à l’échec. Oui, parce que Adonys se voyait comme un échec. Il était incapable de garder la tête haute et d’envoyer sa sœur faire le travail de son père. Pourtant, il devrait normalement, l’appuyer son géniteur. Mais c’était plus fort que lui. Il n’avait pas le cœur d’un homme mauvais.

- Ravie de te l’apprendre aussi. Je sais mieux que quiconque ce qui est bon pour toi, répondit-il en fronçant les sourcils.

Il connaissait sa sœur sur le bout des doigts. Elle ne pouvait pas tricher avec lui, c’était impossible. Il savait qu’elle aimait bien faire les choses. Qu’elle aimait aussi jouer avec le danger, parce que tout comme Adonys, elle partageait cette drogue avec lui : l’adrénaline. Le jeune homme savait très bien qu’elle le préférait sans ses médicaments, parce que sous ce traitement, il devenait morne et sans vie. Pour lui, autant se voir mort, que sous cette camisole chimique.

- Je te laisserai jamais y aller tu le sais ça ? Ou alors je viens avec toi et on meurt tous les deux, au pire, ajouta-t-il en négociant.

Il essayait de la prendre par les sentiments afin de l’en dissuader. Puis, il continua à renchérir avec les mots de trop. Les mots qu’il aurait pu garder pour lui. Les mots qui causaient des maux. Il sentait sa peine. Elle s’évertuait à la cacher, mais il la voyait. Sa peine reflétait la sienne, car sa réponse fût aussi blessante.

- T’es sure que c’est une question de confiance ? Ces types sont des psychopathes. Tu sais très bien que je te fais confiance bien plus qu’à moi-même ! Mais la confiance n’a rien avoir dans le fait que ces mecs te tueront sans broncher ! la raisonna-t-elle.

Puis, la voix d’Aliyah devint plus douce, plus calme, comme si la colère l’avait momentanément quittée. En réalité, elle n’était pas en colère. Elle se défendait juste contre les attaques d’Adonys. Il avança vers elle, posa ses mains sur ses épaules, et planta son regard dans le sien.

- Quand on était petits, on n’avait pas dit qu’on ferait tout pour se protéger mutuellement ? Moi j’ai signé ce pacte. Je peux pas juste te dire d’y aller comme mon père. Je suis pas comme lui, je suis désolé.

Il détourna le regard, respira profondément devant cet effort, et continua :

- Je peux y aller à ta place. Va dealer dans un quartier plus sûr pendant que je le fais, il en saura rien.


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Lun 11 Sep - 18:45

T’en as de la rage en toi Aliyah. Depuis toutes ces années, t’accumules une colère noire comme une bombe à retardement. Tu ne souhaites à personne d’être là quand tu exploseras. C’est pour ça que tu veux aller sur le terrain, tu veux te salir les mains et exprimer ta haine sur les personnes qui t’ont fait du mal ou qui ont fait du mal à ta famille.  Adonys participe sans le vouloir à ta frustration. Depuis des années il participe aux coups les plus dangereux pour te préserver. Il ne se doute pas que rester sans rien faire participe à ton autodestruction. T’as besoin de la violence. T’as besoin de te salir les mains. T’as besoin de vivre dangereusement. Ça te brise le cœur de devoir lui mentir mais il est un obstacle. Il est dangereux pour toi. Tu tentes tant bien que mal de lui tenir tête. « Non Adonys ! Tu fais ce qui est bien pour toi, pas pour moi. » lui dis-tu en levant les yeux au ciel. Tu le sais. Quand toi tu souhaites le protéger, c’est pour toi. S’il lui arrivait quelque chose alors ce serait toi qui en souffrirais. Il en est de même pour lui. Tu le comprends mais tu ne peux pas te soumettre à ses exigences. Il fait la même chose en refusant de prendre ses médicaments. Ils avaient un effet négatif sur lui mais tu sais qu’au final ils sont nécessaires à sa santé. Votre mère en était convaincue, t’es obligée de tenter de lui faire prendre, en honneur à sa mémoire. « Lâches moi Adonys. » Les images terribles de son corps inanimé sur le sol te foutent des frissons. Il dit ça pour te faire peur et d’un côté ça marche mais tu ne fais rien voir. Tu baisses les yeux une demi-seconde le temps de reprendre tes esprits et le laisse continuer. « Tu dois avoir confiance en moi, en mes capacités! Je suis pas un vulgaire chaton sans défense ! Et tu le sais. » t’énerves-tu une dernière fois avant de reprendre ton calme, épuisée. Dans ton idée c’est clair, tu iras et il n’est pas obligé de le savoir si il n’est pas prêt à l’accepter. Ses mains sur tes épaules te font parcourir d’un frisson et te serrent le cœur. Ses paroles qui suivent sont un coup de grâce. Tu te sens coupable. « Tu peux pas te servir du pacte… » Souffles-tu n’osant pas le regarder dans les yeux. Quand tu oses enfin le regarder c’est à son tour de détourner les yeux. Là tu craques, tu le prends dans tes bras. Ce moment est intense. Il te fait du bien. Après avoir profité de ses bras, tu te fais violence pour revenir à une certaine réalité. Tu finis par lui souffler à l’oreille « Tu n’iras pas. Je ne changerai pas d’avis Adon’, je suis la seule à pouvoir faire ce qui doit être fait si ça tourne mal. »  Tu t’en veux de lui dire ça, de remuer les souvenirs de cette nuit là où il n'a rien pu faire seulement t’as peur qu’il ne soit pas en mesure de se protéger. T’hésiteras pas toi, à utiliser ton flingue si des bloods osaient t’attaquer, tu t'en ferais même un malin plaisir…
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Mar 12 Sep - 10:15

Sa sœur avait raison. Adonys agissait égoïstement. Il ne prenait pas en compte ce qu’Aliyah voulait. En même temps, pour lui, elle n’avait pas à se mettre en danger de la sorte. Il ne pouvait pas laisser ça arriver de nouveau. Il avait compris la leçon, maintenant il fallait qu’il arrive à la protéger. Il se devait de se le faire parce qu’il ne survivrait pas à une énième faute de sa part. Il se culpabilisait constamment, pensant qu’il était responsable de tous les maux des autres.

- Ca revient au même, parce que je veux juste que tu restes en vie ! argumenta-t-il.

Il désirait avoir le dernier mot. Il ne comptait pas la laisser y aller même si il savait qu’elle assurait en mission. Il avait tout le temps peur pour elle. Il ne pouvait nier qu’elle avait la place la plus importante dans sa vie. Elle représentait le monde, son univers entier. Quand on aimait quelque chose plus que sa propre vie, on en prenait soin, on la chérissait. C’était exactement ce qu’il faisait avec Aliyah. Il avait été brutal dans ses mots pour la faire réagir, pour lui remettre les idées en place mais il fallait croire qu’elle était aussi têtue que lui. Quand elle avait quelque chose à l’esprit, elle ne l’avait pas ailleurs. Puis, tout comme Adonys, elle aussi aimait faire ses preuves auprès de leur père.

- T’es pas en sucre Ali, je le sais très bien, mais t’es pas non plus en acier ! Redescends sur terre, un peu, répondit-il, énervé. Et s’ils te tuent, c’est la meilleure chose qui puisse t’arriver avec des types tordues comme eux, ils pourraient peut-être te kidnapper, te torturer, te violer… !

Il fallait dire qu’Aliyah était une très belle femme. En plus d’être intelligente, coriace, et bienveillante, elle avait cette espèce d’aura qu’il l’a suivait partout où elle allait. Adonys la trouvait magnifique, et il désirait cacher ce trésor et le garder pour lui tout seul. Il s’était radouci, lui expliquant tranquillement sa position cette fois, et la jeune femme sembla plus apaisée. Alors qu’il avait posé ses mains sur ses épaules, captant son regard, Aliyah l’avait enlacé. Il l’avait serré fort, très fort, comme pour se rassurer de sa présence. Puis, elle souffla à son oreille des mots aussi tranchants que des couteaux. Il avait mal. Elle avait ré ouverte la plaie. Comme si elle lui avait rappelé qu’il n’était pas fiable et que c’était elle qui se chargeait de ramasser les pots cassés par ses conneries. Il se détacha d’elle, le cœur en lambeaux, et comptait ajouter quelque chose quand il sentit un liquide couler de son nez. En portant une main sur celui-ci il s’aperçut que c’était du sang. Ses mains se mirent à trembler. Il n’avait pas peur pourtant. Il ne savait pas à quoi c’était du. Puis, tout se mit à tourner autour de lui. La voix d’Aliyah se faisait distante, comme dans un rêve, et il sombra dans les ténèbres.

_________________
I was running in circles, I hurt myself just to find my purpose.
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Mar 12 Sep - 19:09

Aliyah. T’as le regard vide. La scène se répète en boucle devant tes yeux.
Le cœur d’Adonys n’a jamais été épargné et tu le sais. Pourtant t’as pas hésité une seconde avant de lui briser encore une fois. T’avais besoin de le protéger mais à ta façon. Au départ tu pensais juste riposter. Il se basait sur tes sentiments à son égard pour t’atteindre. Toi t’as utilisé sa douleur et sa peine. T’es un monstre. Et ce n’est qu’une fois Adonys allongé livide devant toi que t’as saisi. Il s’est reculé de quelques pas et t’as vu son nez saigner. « Ado ? Qu’est-ce que t’as ? » commences-tu à souffler, paniquée. « C’est pas drôle, arrête ! » Tu le vois te regarder avec un regard vitreux et apeuré. Ton cœur se brise en mille morceaux. Il perd l’équilibre et s’effondre sur le sol avant que tu n’aies eu le temps de le retenir. Le seul mot qui parvient à passer tes lèvres c’est son prénom. Tu le cries après t’être t’agenouillée à côté de lui, pensant le faire revenir à lui. Tu passes tes mains sur son visage tendrement des centaines de fois en pleurant avant de comprendre à quel point c’est grave et d’enfin appeler les urgences. Ta respiration s’accentue et tu frôles la crise de panique mais t’as déjà assez merdé comme ça. Tu te dois de tout faire pour qu’Adonys aille bien. Tu continus de crier son nom pour qu’il ouvre les yeux mais rien ne se passe. Plus ça va et plus tu penses perdre pied. « Ouvre les yeux s’il te plait… » souffles-tu les yeux remplis de larmes. Les secours finissent par arriver. Ils l’embarquent et t’as la chance de pouvoir monter avec eux.  Tu restes assise à côté de lui dans l’ambulance. Tu tiens fermement sa main les yeux rivés sur son torse qui monte et descend doucement. A ce moment-là, t’as des milliers de questions en tête… mais la principale reste celle-ci : c’est toi qui lui a fait ça ? Tu t’évertuais à le protéger et pourtant tu l’as presque tué…
Quand vous arrivez à l’hôpital, les médecins peinent à séparer vos mains… Tu tentes de le suivre jusqu’à la salle d’intervention mais on te stoppe devant les portes. De rage, tu frappes violemment dans une vitre et la brise. Des éclats de verre restent dans ta main ensanglantée mais t’as pas mal. La seule chose qui te fait mal c’est ton cœur. La personne a qui tu tiens le plus est entre la vie et la mort par ta faute et tu peux rien faire…    
Les infirmiers viennent te chercher deux heures plus tard. Ta main a été soignée, elle est entourée d’un long bandage. Ils t’annoncent que c’est grave et qu’ils viendront vous parler quand Adonys sera réveillé. Tu peux attendre à côté de lui en attendant.  Ton cœur se sert quand tu rentres enfin dans la chambre. Adonys est livide. Tu te contrôles pour ne pas pleurer à nouveau. Ça te bouffe de le voir comme ça mais il a besoin de toi. Tu t’assoies à côté de lui. Il dort à ce qu'on t'a dit. Tu attrapes sa main et tentes de la réchauffer par tous les moyens… « Je suis désolée… » finis-tu par chuchoter, en replaçant une mèche de ses cheveux.
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Mer 13 Sep - 10:44

C’était un sommeil sans rêve qui habitait l’esprit d’Adonys. Il était au sol, inconscient, le teint pâle et livide, comme s’il était mort. Aliyah avait crié son nom, désespérée, avant d’appeler l’ambulance.  

Quand il se réveillerait, il savait qu’il allait culpabiliser pour lui avoir infligé ça. Parce que ce n’était pas de sa faute. C’était de la faute à Adonys encore une fois, qui ne savait pas prendre soin de lui. Il n’aimait pas s’occuper de sa personne, c’était une tâche beaucoup trop complexe. Prendre la défense de sa sœur, et assurer la pérennité de l’entreprise de son père étaient bien plus simple pour lui.

En salle d’intervention, les médecins avaient du le réanimer. Son coeur avait lâché pendant quelques secondes. Quelques secondes où le temps n’existait plus, où la vie avait quitté son corps. Quelques secondes où il avait failli abandonner Aliyah. Mais, comme Adonys était un battant, son cœur reparti, de justesse, mais quand même. Ils parlaient de maladie auto-immune. Cette même maladie que sa mère avait ; le lupus qui détruisait ses organes. Là, c’était le coeur. Demain cela pouvait être les reins. Cette affection évoluait par poussée et était bien plus grave chez le sexe masculin sans réellement en savoir la cause. Sa mère avait toujours su gérer cette maladie parce qu’elle se soignait grâce aux immunosuppresseurs et aux corticoïdes, de manière à ce que les symptômes ne soient pratiquement invisibles pour les proches. Du coup, Adonys n’avait jamais eu vraiment l’occasion de voir à quel point les conséquences pouvaient être graves. Peut-être qu’une ou deux fois, il avait du voir sa mère dans un état plus qu’inquiétant mais cela avait été relativement rare. Sa mère savait donner le change, faire croire que tout allait bien alors que pas du tout.

Quelques heures plus tard, les bras mutilés par toutes les perfusions, il releva doucement les paupières. En premier lieu, il fût aveuglé par la lumière, mais reconnu de suite la brune qui faisait vivre des tourments à son coeur, Aliyah. Il serra doucement sa main dans la sienne.

- Ali… souffla-t-il.

Il détestait se sentir prisonnier sans pouvoir bouger. C’était source d’angoisse pour lui. Il allait sûrement bientôt s’énerver d’être dans un lit d’hôpital, quand il aura retrouvé un peu d’énergie.


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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Jeu 14 Sep - 18:57

Tu te hais de ressentir tout ça. Tu l’as toujours su, les sentiments sont une perte de temps. Ils te rendent faible et vulnérable. T’aurais jamais dû te permettre ce luxe quand t’as rencontré Adonys. Eprouver des sentiments. T’aurais dû le tenir à distance comme t’as fait avec tous les autres. T’aurais dû le préserver de toi, de ta négativité, de ta violence et de tes sentiments destructeurs. T’aurais dû oui… Il est allongé devant toi livide et tu ne peux pas t’empêcher de penser à ce qu’aurait été sa vie sans toi. Tu aurais été recueilli par quelqu’un d’autre et il n’aurait pas eu à s’en faire à cause de toi et de ton amour le danger. Tu n’écoutes jamais ce qu’il te dit. T’es aveuglée par ta dose d’adrénaline quotidienne. T’as jamais regardé derrière toi pour voir les dégâts que tu faisais sur ton passage. En fait, tu t’en fichais. T’as toujours été du genre, qui m’aime me suive et t’as jamais pensé que quelqu’un le faisait. Alors t’as continué solo sans personne pendant un moment jusqu’à te rendre compte à quel point t’as été égoïste. Il était là. Il luttait chaque fois pour qu’il ne t’arrive rien. Ça te mettait sur les nerfs mais maintenant tu réalises. T’as accepté de le faire entrer dans ta vie lui et derrière tas tout fait pour le mettre à l’écart. T’y peux rien c’est dans ton tempérament. Tu l’as pas fait exprès mais tu l’as fait. T’as tout mis sur son dos. A la mort de votre mère, t’as cru que c’était lui le problème mais en fait non. C’est toi Aliyah. T’es ton propre cauchemar parce que t’arrives pas à t’attacher. Enfin si tu t’attaches mais tu sais pas gérer tes sentiments, surtout pas ceux que tu éprouves pour Adonys. Tu te retrouves devant lui, le teint livide et piqué de partout et tu te sens sale. Tes yeux ne quittent pas vos mains. Tu veux pas la lâcher. Tu sens une légère pression au creux de ta paume. Tout de suite tu te lèves alors qu’ Adonys murmure difficilement ton prénom. Tu passes une de tes mains sur son visage tentant de l’apaiser. Tu sais à quel point il déteste se sentir enfermé quelque part… « Ado… Je suis là. » Tu observes les différents branchements et tu te rends seulement compte maintenant de leur quantité. Ils t’ont expliqué très vite à quoi ils servaient mais t’as pas fait attention.. tu voulais qu’une chose, que Adonys se réveille, qu’il ouvre enfin les yeux pour que tu puisses le serrer contre toi pour sentir qu’il était bel et bien vivant. « ils vont tarder à venir nous expliquer… » tu t’assoie à côté de lui… t’oses pas parler. Tu te dis que tous les mots qui sortiront de ta bouche seront toxiques pour son rétablissement..tu baisses les yeux et tu sens de nouvelles larmes monter en toi. Tu pleures jamais, mais là c’est trop.
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Ven 15 Sep - 10:35

Quand il avait serré la main d’Aliyah, le son du moniteur de son cœur accéléra légèrement. Elle avait la paume tellement chaude, tellement douce, que cela l’animait, comme s’il reprenait vie peu à peu. En même temps, c’était tout à fait comme ça qu’il voyait sa sœur adoptive. Elle lui avait insufflé elle-même la vie. Elle était sa raison d’être et d’exister. Il ne voyait pas un monde sans cette brune tempétueuse. Il s’en voulait d’avoir mis tant de distance dans leur relation depuis qu’il avait perdu sa mère. Cela avait aussi été la mère d’Aliyah. C’était elle qui l’avait élevé et l’avait rendue si forte. Il l’admirait beaucoup. Il l’a voyait comme un Phoenix. Elle avait toujours réussi à renaître de ses cendres, elle. Il savait que cette distance lui avait fait du mal à Aliyah, parce qu’ils étaient tellement proches… Elle n’avait pas du comprendre. D’ailleurs, Adonys non plus ne comprenait pas son geste. Il était perdu dans un brouillard qu’il n’arrivait pas à qualifier.

Elle passa une main sur son visage avec tendresse, et il se sentit frissonner. Il voyait rarement cette facette de sa personnalité même si il savait qu’Aliyah était adorable derrière son armure de combattante. Il hocha la tête lorsqu’elle admit qu’ils viendraient surement leur parler. Le cœur endoloris d’Adonys fit un bond. Quoiqu’il advienne, il refusait qu’elle entende ça. Il refusait qu’elle ait encore mal par sa faute. Il l’a vit baisser la tête, et devina les larmes qui commençaient à l’envahir. Il plissa le front, inquiet. Il bascula sur le côté pour être plus proche d’elle, et d’une main releva délicatement son visage. Il caressa ses joues humidifiées par les larmes.

- Je vais bien, ça va aller, je te promets, lança-t-il en la regardant droit dans les yeux.

Il voulait lui dire de partir, de le laisser, mais si elle partait, elle allait surement aller faire sa mission suicide. Et là, elle allait savoir le mal qui rongeait son frère. Bref, l’un comme l’autre, c’était mauvais, mais au moins, ici, elle était en sécurité avec lui.

- T’es plus belle quand tu pleures pas, la taquina-t-il.

Il essayait de la faire sourire, de la faire relativiser, car sa peine le tuait intérieurement. Il détestait la voir souffrir.

- Tu sais quelque part si il fallait ça pour que tu restes avec moi... c'est un mal pour un bien, admit-il sur le même ton.




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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Sam 16 Sep - 0:15

Adonys te dit que tout ira bien, pourtant t’en crois pas un mot. T’as confiance en lui mais ses mots sonnent faux. Avec les années, t’as appris à lire dans chacun de ses traits, chacune de ses expressions et là t’es perdue. Tu ne dis pas qu’il te ment mais il ne te dit pas la vérité. Une personne lambda pourrait se dire que le trop plein d’émotions lui brouille les idées mais pas toi Aliyah. T’es toujours sur le qui-vive et encore plus quand ça concerne ton frère adoptif. Enfin c’est ce que tu crois. T’as jamais été submergé à ce point par tes sentiments. Tu sais pas les gérer. Encore moins tes pleurs. T’as l’impression que ça ne va jamais s’arrêter. Il est pourtant devant toi. Il te parle. Il te regarde. Ça devrait te rassurer. Mais t’as cette petite voix dans ta tête qui te dit que quelque chose ne tourne pas rond. Tu ne dis rien. Tu veux pas lui faire plus de souci. T’en as déjà fait assez. Tu veux juste profiter de lui. T’as jamais eu aussi peur. Le contact de sa main sur ton visage te réchauffe peu à peu le cœur. Il en a bavé lui aussi. Tu lui octroies une petite pause parce que tu sais pas quand cette drôle de sensation reviendra. Tu te laisses aller. T’oublies qui tu es pendant quelques minutes. T’es pas Aliyah, ce robot qui ne vit que pour le MS-13. Tu n’es plus cette guerrière qui ne prétend rien ressentir depuis des années. T’es juste une fille qui pleure bêtement à cause des sentiments qui la dépassent. T’es vulnérable devant Adonys et pour une fois tu baisses les armes. Tu laisses échapper de petits sourires en réponse à ses taquineries. T’as l’impression d’avoir quinze ans. « Je suis toujours à mon top, arrêtes tu vas me vexer. » souffles-tu en souriant. T’aimes pas le maquillage. T’es toujours au naturel, t’as pas le temps de t’occuper de choses aussi superflues. Et heureusement. Sinon, tu serais dévisagée à l’heure qu’il est. Et sa remarque serait justifiée. Tu as repris sa main. La chaleur de la tienne s’oppose à la froideur de celle d’Adonys. Elles sont comme vous. Le chaud et le froid. Le chien et le chat. Tu l’écoutes et lui fait les gros yeux. « Tu aurais pu trouver autre chose. Ça m’aurait évité une petite égratignure sur la main. » pouffes-tu en lui faisant signe de ta main blessée. L’ambiance se détend peu à peu. Tu arrives à te dire qu’il va bien. Tu retrouves le Adonys que tu as perdu à la mort de votre mère et ça te fait un bien fou. Ce moment où tout semble parfait prend vite fin quand le médecin entre dans la chambre. Tu ne comptes aller nulle part et écouter avec attention ce qu’il a à dire sur l’état d’Adonys. Tu lui serres la main un peu plus et lui lance un regard confiant. Le médecin paraît gêné mais commence son long monologue. Ton visage perd toute la couleur qu’il avait repris suite aux attentions d’Adonys. Tu desserres peu à peu ta main. T’as l’impression de perdre pied. A la fin de l’explication, tu n’as retenu que quelques mots Lupus. Grave. Mort. T’as le souffle coupé. Tu te tournes péniblement vers Adonys et coupe le médecin. « Tu étais au courant que tu étais malade ?» demandes-tu à ton frère adoptif, priant pour qu’il te réponde par la négative. Il ne pouvait pas te l’avoir caché. Pas lui.
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MessageSujet: Re: What the hell are you doing ? (Aliyah)   Sam 16 Sep - 16:50

Adonys savait que c’était grave. Il savait même intérieurement le diagnostic de ses symptômes. Ca durait depuis un petit temps déjà, ces insomnies, ces tremblements, ces douleurs qui le transperçaient sans crier gare. Il avait tenu le choc. Il avait tenu pour Aliyah. Il ne voulait pas paraître faible pas maintenant qu’il l’avait retrouvé. Il ne s’était jamais aussi bien senti qu’aujourd’hui, malgré le fait qu’il soit cloitré dans un lit d’hôpital. Il se rendait compte à quel point il avait été malheureux en l’éloignant de son chemin, parce que la brune faisait partie de lui, tout simplement. Ils étaient liés par un lien indéfectible et Adonys le ressentait plus que jamais. Sauf, que ça signifiait trop pour lui. Ça voulait dire que Aliyah était un fardeau, parce qu’il avait constamment peur pour elle. Il vivait dans une panique constante qu’elle meurt. Il avait déjà trop perdu.

Il l’a vit sourire légèrement entre ses pleurs, et Adonys se sentait un peu mieux, comme s’il se délestait d’un poids. Il s’intéressa à sa remarque, et à sa main bandée. Il se redressa, inquiet et agité.

- Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?? demanda-t-il, stressé.

Il espérait que ce n’était pas encore à cause de lui, parce qu’il aurait encore tendance à se blâmer pour lui faire du mal alors qu’il ne l’avait pas touché. Mais même. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Tout ce qui écorchait Aliyah se répercutait toujours d’une manière ou d’une autre sur Adonys.
Puis, le médecin toqua à la porte et entra dans la pièce.

- Ah enfin, j’espère que vous allez me dire que je peux partir parce que j’en ai déjà marre, se plaigna-t-il en montrant ses bras piqués de perfusions.

Le médecin serrait lèvres et tenta d’être le plus clair possible en cherchant ses mots :

- L’IRM montre des dégâts au niveau du cœur et de certains organes. Il y a des inflammations qui ont endommagés certains tissus… Nous vous avons prélevé du sang, et nous avons trouvé beaucoup d’anticorps responsables de tous vos maux…
- Ouais, et ? lança-t-il, perdant patience.
- Vous avez un lupus. Et nous avons dû procéder à une réanimation. Vous êtes mort pendant dix secondes. C’est une maladie auto-immune et grave mais qui peut être très bien soignée si vous prenez le traitement. Généralement, c’est héréditaire.

Adonys croisa les bras, sentant la colère montée. Il ne savait même d’où cette rage lui provenait, mais il sentait qu’il allait bientôt exploser. La brune lui demanda s’il était au courant tandis que le médecin préféra prendre congé pour les laisser digérer la nouvelle.

- Je m’en doutais, répondit-il, distant.

Il ne le savait pas, mais il ne pouvait pas dire que les symptômes qu’il avait ressenti ne lui avait pas fait pensé à cette maladie.

- Aliyah, t’as pas à t’inquiéter, ça va aller c’est pas grand-chose je t’assure, notre mère en était atteinte tu vois, et il s’est jamais passé quelque chose de grave… tenta-t-il de la rassurer.

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